Mozambique : vers un cessez le feu entre le FRELIMO et la RENAMO


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Au cours des négociations qui ont lieu actuellement au Mozambique entre le parti au pouvoir et celui d’opposition, la RENAMO, les protagonistes ont fait part, ce lundi, de leur optimisme pour la signature prochaine d’un cessez le feu.

Le conflit qui oppose le parti au pouvoir, le Front de libération du Mozambique, FRELIMO, et l’opposition de la Résistance nationale du Mozambique, RENAMO, va-t-il prendre fin après plus de 27 ans de conflit ? Les deux parties actuellement en cours de négociation à Maputo, capitale du Mozambique, ont fait part, ce lundi, de leur optimisme quant à la signature prochaine d’un cessez-le-feu.

La composition de l’équipe d’observateurs étrangers au cœur des discussions

Le ministre de l’Agriculture, José Pacheco, qui conduit les négociations pour le gouvernement, a déclaré que les pourparlers étaient en bonne voie et qu’un accord de principe a été trouvé. Il précise qu’ils ont jusqu’à mercredi prochain pour discuter « de petits détails manquants pour parvenir à l’accord sur l’équipe internationale d’observateurs, qui vient pour superviser le cessez-le-feu, le désarmement et la réintégration des forces de la RENAMO ».

La composition de l’équipe internationale d’observateurs était un point essentiel dans les négociations. Mardi dernier, la RENAMO avait insisté pour que l’Union européenne et l’ONU participent à la surveillance du cessez-le-feu. Le FRELIMO s’y était opposé, déclarant ne pas avoir « besoin d’observateurs de l’UE ou de l’ONU, mais de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), car nous sommes Mozambicains et les pays voisins peuvent contribuer à notre processus ».

Des hommes armés de la RENAMO continuent les exactions

Les deux parties sont finalement tombées d’accord en fin de semaine sur la composition du la mission d’observation internationale. Le Botswana, le Zimbabwe, Kenya, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, l’Italie, le Portugal, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne y prendront part.

Depuis la fin de la guerre civile en 1992, la RENAMO s’est transformée en parti politique tout en continuant à perpétuer régulièrement des attaques contre les forces gouvernementales, notamment dans son fief de Sofala. En novembre dernier, l’armée nationale avait lancé une opération d’envergure contre les dernières bases de la RENAMO dans cette région, réduisant sérieusement ses capacités militaires sans le faire disparaître. Ce parti d’opposition avait alors accusé le gouvernement de vouloir assassiner son leader, Afonso Dhlakama.

Le ministère de la Défense a annoncé, ce lundi, lors d’une conférence de presse, que des hommes armés de la RENAMO ont tendu dimanche des embuscades aux soldats de l’armée dans la province de Sofala, dans le centre du pays.

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