Mozambique : le gouvernement et la rébellion signent un cessez-le-feu

Le gouvernement mozambicain et les rebelles de la Renamo ont signé dimanche un cessez-le-feu.

Le gouvernement mozambicain et les rebelles de la Renamo ont signé dimanche un cessez-le-feu dans la perspectives des prochaines élections, prévues le 15 octobre. Effectif depuis dimanche 22 heures, cet accord, qui met fin à deux années de conflit, avait été accepté mardi 5 août par les deux parties.

Cependant, l’ensemble des problèmes ne sont pas encore résolues, selon le négociateur en chef de l’ex-guérilla. Mais « nous sommes entrés dans une nouvelle ère pour le pays », le cessez-le-feu étant « un pas important vers une réconciliation nationale et une paix durable », s’est félicité le négociateur.

L’ex-rébellion antimarxiste pendant la guerre civile au Mozambique (1977-1992) est devenue le principal parti d’opposition après le retour à la paix. Mais la Renamo avait repris les armes lorsque son chef historique, Afonso Dhlakama, s’était caché dans la brousse en 2012. Ce dernier réclamait un meilleur partage des richesses.

Quel avenir pour les hommes de la Renamo ?

Après cette étape, qu’adviendra-t-il des hommes de la Renamo ? Selon Gabriel Muthisse, chef adjoint de la délégation du gouvernement mozambicain, un programme visant « à intégrer les hommes armés de la Renamo dans l’armée et la police mozambicaine » sera mis en place. Mais avant tout, une rencontre doit être préparée entre le Président Armando Guebuza et le président de la Renamo. « Cela implique de prévoir la logistique, c’est-à-dire de préparer ce qu’il faut pour que le leader de la Renamo quitte l’endroit où il est cantonné, afin que l’on trouve le cadre qui convient pour rencontrer le chef de l’Etat et parachever le document que nous venons de conclure », avait-il indiqué au début du mois d’août.

La signature de cet accord est une étape majeure puisqu’elle intervient à quelques semaines de la Présidentielle, prévue le 15 octobre prochain.