Moubarak au secours de l’économie égyptienne

Samedi 22 avril, la bourse égyptienne a chuté de 9,6%. Parallèlement à cette situation, que l’on retrouve d’ailleurs chez la plupart des marchés arabes, le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé hier un plan pour doper l’économie de son pays.

Le décrochage du Nasdaq la semaine dernière a eu des répercussions indirectes en Egypte, où la bourse a terminé la semaine (jeudi) sur une baisse de 9,6% de l’indice EFG-Hermès, baisse largement provoquée par la défiance des investisseurs. La compagnie de téléphonie mobile Mobinil et l’Egyptian Media Production City ont enregistré les plus grosses chutes. Cette situation porte un coup de plus à l’économie égyptienne, qui connaît des aléas depuis quelques mois.

Et lorsque l’économie de son pays va mal, le président Hosni Moubarak, prend des décisions radicales. Il a en effet ordonné une injection d’environ 25 milliards de livres dans cette économie trop faible et qui souffre d’un manque de liquidités depuis plusieurs mois. Cette injection devrait s’échelonner sur huit mois. Le président égyptien espère par ce moyen donner un nouveau souffle à l’économie égyptienne en pleine stagnation. Stagnation qui entraîne des difficultés à commercialiser des stocks de produits industriels et alimentaires.

Pas de planche à billets

Reste à savoir d’où va venir l’argent de l’  » injection  » ordonnée par Hosni Moubarak. Selon l’AFP, l’Etat promet le  » remboursement immédiat  » de ses dettes contractées auprès d’entreprises privées et publiques, ce qui rendrait possible cette injection. Se pose alors la question du financement du remboursement. Le gouvernement, qui se veut rassurant, ne s’est pas appesanti sur la question, mais a exclu le recours à la planche à billets.