Mort de Zyed et Bouna : non-lieu pour les policiers

La justice a accordé ce mercredi un non-lieu aux agents de police qui seraient impliqués dans la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré. Leurs familles devraient se pourvoir en cassation.

Les policiers accusés de non-assistance à personne en danger à la suite du décès de Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans), le 27 octobre 2005, ont obtenu ce mercredi un non-lieu de la cour d’appel de Paris. Les familles des victimes ont décidé de se pourvoir en cassation, le seul recours dont elles disposent désormais. Les adolescents avaient trouvé la mort dans un transformateur EDF où ils s’étaient refugiés alors qu’ils étaient poursuivis par des policiers.

La cour de cassation : l’utime recours

C’est notamment sur la base d’un rapport de l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices, qui soulignait que certains agents avaient fait preuve de «légèreté et d’une distraction surprenantes» que les familles des deux adolescents ont pu porter l’affaire en justice. Sur le banc des accusés, une policière stagiaire qui assurait le standard téléphonique le soir du drame et un agent qui était sur les lieux. CE dernier affirmait : « S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ». Un message reçu au standard téléphonique. L’IGS s’est, entre autres, appuyée sur cette conversation radio.

Les juges d’instruction Claire d’Urso et Marc Sommerer avaient décidé en octobre 2010 de renvoyer les deux gardiens de la paix devant un tribunal correctionnel alors qu’en septembre, le parquet de Bobigny avait requis un non-lieu contre les policiers. Les proches de Zyed et Bouna souhaitent désormais la tenue d’un procès en la mémoire des jeunes gens. Leur disparition avait donné lieu à trois semaines d’émeutes urbaines en 2005.

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