Mort de Mokhtar Belmokhtar : le Tchad persiste et signe

Alors qu’un membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a démenti la mort de Mokhtar Belmokhtar, le site d’information de RFI a publié lundi soir la photo d’un cadavre que les autorités tchadiennes présentent comme étant celui du chef islamiste.

Mokhtar Belmokhtar est-il mort ou vivant ? C’est la question qui préoccupe depuis samedi les autorités françaises. Alors qu’un membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a démenti la mort du chef islamiste, le site d’information de RFI a publié lundi soir la photo d’un cadavre présenté par l’armée tchadienne comme étant celui du dénommé « Borgne ».

« Sur le fond d’écran du téléphone portable d’un militaire tchadien, on aperçoit la photo d’un cadavre en treillis, la tête maculée de sang ceinte d’un foulard noir. Il est censé s’agir de Mokhtar Belmokhtar, dit « le Borgne », ce chef islamiste qui aurait été tué samedi soir dans la vallée d’Ametetai, selon l’état-major de l’armée tchadienne, sans qu’aucune autre source ne confirme ces dires », rapporte France24.com.

Et de préciser : « La photo a été prise par l’envoyé spécial de RFI au Mali, Madjiasra Nako, à Tessalit, dans l’extrême nord-est du pays, où il a pu se rendre, dimanche, en compagnie de l’armée tchadienne. C’est là que les militaires lui ont montré des photos d’un individu censé être Mokhtar Belmokhtar prises avec leur téléphone ».

Confusion autour de la mort de Mokhtar Belmokhtar

Pour la première fois, les autorités françaises ont jugé, lundi, « probable » la mort d’Abou Zeid, la tête pensante d’Aqmi. Mais elles se refusent toujours de confirmer la mort de Mokhtar Belmokhtar.

Un membre d’Aqmi a confirmé, hier, la mort d’Abou Zeid tout en infirmant celle de l’auteur de la prise d’otage d’In Amenas, en janvier dernier.

Pourtant, le Tchad persiste et signe. Son président, Idriss Déby a encore confirmé la mort de ces deux chefs de la nébuleuse terroriste. Les soldats tchadiens les auraient tués lors d’un raid au Mali.

Malgré la photo, censée illustrée la mort de Mokhtar Belmokhtar, aussi appelé Marlboro à cause de son implication dans le trafic de cigarettes, Paris n’est toujours pas convaincu. « Je ne vous dirai pas que l’un (Abou Zeid) et l’autre (Mokhtar Belmokhtar) sont morts car je ne le sais pas », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.