Mort d’un jihadiste américain en Somalie

Un jihadiste américain combattant depuis 2006 en Somalie a trouvé la mort, ce jeudi, dans un affrontement avec des islamistes shebab qui sont ses ex-compagnons d’armes.

Un jihadiste américain en Somalie depuis 7 ans, a été tué, ce jeudi, lors d’un affrontement avec des islamistes shebab. Omar Shafik Hammami, plus connu sous le nom d’Abou Mansour al-Amriki, était l’un des combattants islamistes étrangers de Somalie les plus connus. Sa tête était mise à prix par le département d’État américain qui offrait 5 millions de dollars pour sa capture.

Selon un témoin, il y a eu ce jeudi « une fusillade entre Hammami et ses hommes et d’autres combattants ». Hammami se trouve parmi les morts selon Moalim Ali, un habitant de la localité de Bardhere, au sud de la Somalie près de laquelle s’est déroulé l’affrontement.« Amriki et deux autres combattants, dont un étranger, ont été tués près de Bardhere », a confirmé un autre habitant de la région, Mohamed Wardhere.

Omar Shafik Hammami était avant tout connu comme étant un militant de la cause shebab, notamment via des morceaux de rap, des vidéos et une utilisation intensive des médias sociaux. En conflit avec le chef suprême des shebab, Ahmed Abdi Godane, son compte twitter d’habitude très actif, était resté silencieux depuis mai, jusqu’au 5 septembre. Aux côtés des shebab depuis 2006, Hammami avait en charge le recrutement via son rap appelant à la lutte et diffusé en anglais sur Internet.

Depuis plusieurs mois, les relations entre le jihadiste américain et les insurgés n’étaient pas au beau fixe. Et pour cause, Hammami a accusé Ahmed Abdi Godane d’avoir trahi l’ex-chef présumé d’Al Qaïda en Afrique de l’Est, le Comorien Fazul Abdullah Muhammad, tué à Mogadiscio en 2011, et disait faire lui-même l’objet de menaces. Les insurgés avaient rétorqué qu’il cherchait à « semer la discorde » au sein du mouvement rallié à Al Qaïda.
Si sa mort est confirmée, elle allonge une liste désormais conséquente de figures des shebab victimes des luttes internes.