Morsi condamné à mort : « Un verdict politisé », selon Washington

Depuis la condamnation à mort de Mohamed morsi, il y a eu de nombreuses réactions à l’international. Le président turc Erdogan a vivement condamné cette décision et les Etats-Unis ont affirmé leur préoccupation.

La condamnation à mort par la Cour criminelle de Mohamed morsi ne fait pas non plus l’unanimité à l’international. De nombreuses voix se sont élevées contte cette décision judiciaires. Le président turc Recep tayyip Erdogan a été l’un des premiers à réagir en la dénonçant vivement. « C’est un massacre contre les droits fondamentaux et les libertés. Il est vital pour la paix sociale et la restauration de la stabilité en Egypte d’empêcher l’application du verdict de mort infligé à Mohamed Morsi », a-t-il écrit dans un communiqué. « Nous appelons la Communauté internationale à intervenir immédiatement pour mettre un terme à ces jugements pris suivant la logique du coup d’état militaire et qui menacent la paix sociale en Egypte », a-t-il ajouté dans un communiqué officiel.

De leur côté, les Etats-unis ont aussi affirmé leur inquiétude face à cette condamnation de l’ancien président égyptien. Ce verdict est « politisé », a déclaré le porte parole de la Maison Blanche Josh Earnest dans des déclarations de presse. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a aussi estimé que « les peines résultantes de procès collectifs conduiraient à des effets négatifs à long terme sur la société égyptienne et sa stabilité ».

La confrérie des Frères musulmans à laquelle appartient Mohamed Morsi, considérée comme un groupe terroriste par les autorités égyptiennes, a appelé à un « sursaut populaire massif » vendredi prochain pour dénoncer les jugements qu’elle a également qualifiés de « politisés ». Selon elle, les peines rendues contre Morsi et quelque 90 autres membres ou sympathisants des Frères musulmans s’inscrivent « dans le cadre de la campagne de répression menée par les auteurs du coup d’état militaire contre le président légitime ».

Plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme affirment que le régime d’Abdel Fattah al-Sissi est pire que celui de Hosni Moubarak, contraint au départ après un soulèvement à son encontre, en janvier 2011. Selon ces ONG, les libertés en Egypte sont actuellement plus restreintes qu’auparavant.