Monsieur propre au Sénégal

La quinzaine nationale de l’hygiène et de la propreté débute aujourd’hui au Sénégal. Cette 17ième édition vise à susciter, cette année, l’implication des jeunes, des femmes et des collectivités locales pour la promotion de l’hygiène publique.

 » Sans hygiène, la bataille pour la santé est perdue d’avance « . Le slogan de la 17ième quinzaine nationale de l’hygiène et de la propreté est pour le moins explicite. Ces deux semaines d’actions développeront, cette année, le thème de « l’implication des jeunes, des femmes et des collectivités locales comme gage d’une meilleur promotion de l’hygiène publique « .

En 1979 à Genève, une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé incitait les pays africains à établir de grands rendez-vous nationaux sur l’hygiène. Message entendu quatre ans plus tard par le président de l’époque, Abdou Diouf, qui institue par décret la quinzaine sénégalaise en 1983.

L’édition 2001, présidée par le ministre de la Santé, M. Abdou Fall, est inaugurée aujourd’hui dans la commune de Djioffiour, pour  » récompenser la participation communautaire de ses habitants dans la gestion quotidienne de leur environnement « , explique M. Papa Salla Mboup, chef du service d’hygiène de Dakar. Un département dépendant du ministère.

De multiples actions

Le problème majeur tourne, cette année, autour de  » la gestion des ordures ménagères  » du pays, indique M. Salla Mboup. Problèmes de collecte, de stockage, de traitement mais aussi de civisme,  » la filière est touché à tous les niveaux « , précise t-il.

Entre communication sociale de proximité et émissions nationales, le programme de la quinzaine s’annonce chargé.

Sur le plan local, les associations de quartier et les collectivités locales animeront des causeries éducatives, une relation de voisinage propice à une meilleure perception des différents messages.

Dans le même esprit, des groupes théâtraux offriront aux Sénégalais des spectacles de rue à travers de nombreux sketchs, autant de mises en situation ludiques de questions d’hygiène et de propreté. Des projections de films éducatifs du ministère de la Santé seront également réalisées dans les quartiers et les campagnes.

Sur plan national, spots radio et télé assureront la couverture médiatique de l’événement.

Une difficile évaluation

L’évaluation de telles actions reste toutefois délicate. Car les résultats s’observent avant tout dans  » l’évolution des comportements « , explique M. Salla Mboup. Si les changements dans les mentalités interviennent très lentement, il existe cependant quelques indicateurs très concrets qui témoignent de la portée des campagnes de sensibilisation. Ainsi, a t-on pu constater une  » plus grande utilisation des moustiquaires dans le pays pour lutter contre le paludisme « , poursuit M. Salla Mboup.

La quinzaine nationale pour l’hygiène a donc le mérite de mettre sur la place publique de grands problèmes de société auxquels le Sénégal se trouve confronté. Petit à petit, elle permet d’instaurer une prise de conscience individuelle et collective de la population pour que les choses évoluent dans un sens meilleur pour tous.