Mondial 2026 : pourquoi la première place du groupe C n’est pas forcément la meilleure option pour le Maroc


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Ayyoub Bouaddi au Mondial 2026
Ayyoub Bouaddi au Mondial 2026

Quatre points, un nul contre le Brésil, une victoire contre l’Écosse. Le Maroc aborde son dernier match de groupe dans une position confortable. Mais la première place vaut-elle vraiment mieux que la deuxième ?

Le Maroc a presque fait le travail. Quatre points après son nul contre le Brésil et sa victoire contre l’Écosse, et une dernière rencontre face à Haïti, déjà éliminé. La qualification pour les 16es est à portée. La question qui reste ouverte  reste de savoir ce qui est mieux entre la première ou deuxième place du groupe C ?

Dans ce Mondial 2026 élargi à 48 équipes, les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés d’office, ainsi que huit meilleurs troisième. Mais selon que le Maroc finisse devant ou derrière le Brésil, son 16e de finale, puis son éventuel 8e, n’auront pas la même tête.

Le Maroc peut-il vraiment finir premier ?

Oui, mais il ne maîtrise pas tout. Avant la dernière journée, les deux équipes sont à égalité de points. Le Brésil possède deux buts d’avance à la différence de buts. Pour passer devant, le Maroc doit battre Haïti et espérer un faux pas brésilien contre l’Écosse, ou une victoire marocaine nettement plus large que celle de la Seleção.

Exemple concret : si le Brésil fait match nul et que le Maroc gagne, le Maroc termine premier. Si le Brésil gagne 1-0, le Maroc doit s’imposer au moins 4-0 pour doubler à la différence de buts. Si les deux équipes gagnent avec le même écart, le Brésil reste devant. Mission possible, mais qui suppose un match sérieux, offensif, sans gestion.

Premier du groupe : un 16e plus abordable, un 8e plus piégeux

En terminant premier du groupe C, le Maroc affronterait le deuxième du groupe F en 16e de finale. Ce groupe F réunit les Pays-Bas, le Japon et la Suède. L’intérêt est clair car la première place permettrait probablement d’éviter les Pays-Bas, potentiels vainqueurs du groupe.

Le Japon ou la Suède ne sont pas des adversaires faciles. Le Japon presse haut, joue vite, a battu de grandes nations en Coupe du monde. La Suède est physique, disciplinée, difficile à manœuvrer sur un match couperet. Mais, sur le papier, ce chemin reste plus accessible qu’un choc d’entrée contre les Pays-Bas.

Le problème vient après. En cas de qualification, le Maroc affronterait en 8e le vainqueur du duel entre le deuxième du groupe E et le deuxième du groupe I. Le groupe E, c’est celui de l’Allemagne et de la Côte d’Ivoire. Le groupe I, c’est la France et la Norvège. Le perdant du match France-Norvège pourrait se retrouver dans la trajectoire du Maroc au tour suivant sauf exploit ivoirien. Finir premier pour éviter les Pays-Bas en 16e et tomber sur la France, la Norvège où la Côte d’Ivoire en 8e, c’est un calcul qui mérite réflexion.

Deuxième du groupe : un mur d’entrée, une suite peut-être plus ouverte

Si le Maroc termine deuxième, il affronterait le vainqueur du groupe F en 16e. Ce pourrait être les Pays-Bas. Un choc très relevé dès le premier tour à élimination directe.

Mais en cas de qualification, la suite serait différente. Le Maroc basculerait vers le vainqueur du match entre les deuxièmes des groupes A et B, une branche potentiellement composée de la Corée du Sud, de la Suisse ou du Canada. Rien de simple, mais un tableau probablement moins chargé qu’un rendez-vous avec une grande nation européenne en pleine forme.

Ainsi, finir premier peut offrir un 16e plus favorable, mais exposer à un 8e très costaud. Finir deuxième, c’est un mur plus haut dès le départ, mais une perspective de parcours plus lisible ensuite.

Frapper fort, ne pas calculer

La meilleure stratégie reste de battre Haïti, si possible nettement. Une grande équipe ne choisit pas ses adversaires, elle impose son niveau.

Terminer devant le Brésil dans un groupe de Coupe du monde aurait une portée symbolique forte pour le football marocain. Depuis les demi-finales de 2022, le Maroc est attendu et pour remporter la compétition, il faut bien être le plus fort.

Amadou Atar
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Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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