Mondial 2026 : 52 ans après, les Léopards retrouvent la scène mondiale face à Cristiano Ronaldo


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La RDC célébrant sa qualification pour la Coupe du monde 2026
La RDC célébrant sa qualification pour la Coupe du monde 2026

Cinquante-deux ans après leur unique participation à une Coupe du monde, les Léopards de la RD Congo retrouvent le grand théâtre mondial ce mercredi à Houston. Face au Portugal de Cristiano Ronaldo, les hommes de Sébastien Desabre veulent transformer l’émotion d’un retour historique en ambition sportive.

Houston, NRG Stadium. Ce mercredi 17 juin, à 19h en France, la République démocratique du Congo retrouve enfin la Coupe du monde. Un retour attendu depuis 1974, lorsque le Zaïre était devenu le premier pays d’Afrique subsaharienne à disputer une Coupe du Monde, ouvrant la voie aux générations qui ont suivi. Plus d’un demi-siècle plus tard, ce sera face au Portugal, cinquième nation mondiale et candidat déclaré aux derniers tours de la compétition.

La dernière apparition congolaise était sous le nom de Zaïre. Depuis, plusieurs générations ont grandi avec ce souvenir lointain, parfois douloureux, souvent mythifié. Ce mercredi, la RD Congo revient dans la lumière et voudra faire aussi bien que la Côte d’Ivoire, le Maroc ou le Cap Vert qui ont réussi leur entrée dans la Coupe du monde.

Un retour arraché en barrage

Le parcours des Léopards vers les États-Unis ne fut pas un long fleuve tranquille. Deuxièmes de leur groupe de qualification derrière le Sénégal, les Congolais ont dû emprunter le chemin le plus escarpé. Ils ont d’abord survécu aux barrages africains, en écartant le Cameroun puis le Nigeria, avant de décrocher leur billet mondial face à la Jamaïque, battue 1-0 après prolongation lors du barrage intercontinental.

Rien n’a été simple et c’est précisément cette histoire qui nourrit aujourd’hui la confiance d’un groupe construit dans la difficulté. La RD Congo n’arrive pas à Houston en victime expiatoire. Sébastien Desabre, le sélectionneur français de 49 ans présent depuis 2022, a bâti une équipe disciplinée, compacte, capable de défendre bas sans renoncer à se projeter vite. Cette capacité de transition sera l’une des clés du match. Face à un Portugal habitué à monopoliser le ballon, les Léopards devront accepter de souffrir, mais surtout ne pas gaspiller les espaces qui s’ouvriront dans le dos de la défense portugaise.

Mbemba, Wissa, Bakambu : une ossature pour croire à l’exploit

Pour ce retour historique, la RD Congo dispose d’une ossature solide. Chancel Mbemba, capitaine et patron défensif, incarne cette génération qui veut redonner au football congolais une place durable parmi les grandes sélections africaines. À ses côtés, l’expérience et l’impact physique seront essentiels pour contenir une attaque portugaise riche en solutions.

Au milieu, Samuel Moutoussamy, Edo Kayembe et Charles Pickel devront assurer l’équilibre, fermer les lignes de passe et permettre aux Léopards de respirer sous pression. Le jeune Noah Sadiki, cité parmi les joueurs à suivre, apporte une fraîcheur et une mobilité qui peuvent compter dans ce type de rendez-vous. Né en Belgique et formé à Anderlecht, le milieu de terrain de Sunderland a longtemps été sélectionné dans les équipe jeunes de la Belgique avant d’opter pour les Léopards.

Devant, la RDC ne manque pas d’arguments. Yoane Wissa, Cédric Bakambu, Simon Banza, Meschack Elia ou Fiston Mayele offrent de nombreuses solutions. Pour bousculer le Portugal, il faudra être clinique. Une occasion, un contre, un coup de pied arrêté peuvent suffire à changer l’histoire d’un match.

Le Portugal de Ronaldo sous pression

En face, le Portugal avance avec un statut lourd à porter. Vainqueur de la Ligue des nations 2024-2025, riche d’un effectif où se croisent Bruno Fernandes, Bernardo Silva, João Cancelo, Vitinha ou Rafael Leão, la Seleção vise le titre mondial. L’absence de Rúben Dias en défense centrale est un coup dur, mais ne change pas l’équilibre général d’une équipe profonde et expérimentée. Pour Sébastien Desabre  » C’est sûr qu’il y a un favori et un challenger. Nous, on sera le challenger. Mais on aime bien avoir cette position « .

La préparation n’a pas offert les mêmes certitudes aux deux équipes : le Portugal reste sur deux succès maîtrisés mais serrés contre le Chili et le Nigeria, tandis que la RD Congo a alterné solidité défensive face au Danemark (0-0) et inquiétudes avec une défaîte contre le Chili, 2-1 lors de son dernier test.

Tous les regards seront évidemment tournés vers Cristiano Ronaldo. À 41 ans, le capitaine portugais dispute sa sixième Coupe du monde, probablement la dernière. Il lui manque encore le trophée suprême pour compléter un palmarès déjà monumental. Mais il ne faut pas que la pression tétanise ses partenaires.

En effet, le début de ce Mondial rappelle que les favoris ne disposent d’aucune marge confortable. L’Espagne a été tenue en échec par le Cap-Vert, la Belgique a buté sur l’Égypte, tandis que la France a dû attendre la seconde période pour renverser le Sénégal avant de s’imposer 3-1 grâce notamment à un doublé de Kylian Mbappé et un but de Bradley Barcola.

À Kinshasa, Lubumbashi, Goma ou Mbuji-Mayi, le pays entier attend ce coup d’envoi. Cinquante-deux ans après, les Léopards rugissent à nouveau.

 

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Amadou Atar
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Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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