
L’histoire est en train de s’écrire sous nos yeux. À seulement 16 ans, Moïse Kouamé vit un début d’année surréaliste. Tout juste auréolé de son premier titre professionnel la semaine passée, le prodige franco-africain disputera ce dimanche 18 janvier 2026, sa deuxième finale consécutive au tournoi de Bressuire.
Le monde du tennis tient peut-être sa nouvelle pépite. Une semaine après avoir soulevé son premier trophée chez les pros à Hazebrouck, Moïse Kouamé confirme qu’il est un champion en devenir. Demain à Bressuire, il tentera de réaliser un doublé rarissime à cet âge, confirmant une montée en puissance qui affole déjà les observateurs. Une précocité qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre franco-africain célèbre, Kylian Mbappé.
Une série victorieuse impressionnante
La semaine dernière, à Hazebrouck, Kouamé a marqué les esprits en décrochant son premier titre sur le circuit principal (M25). En finale, il a dominé son compatriote Théo Papamalamis (7-6, 6-1), faisant preuve d’un sang-froid déconcertant pour son âge.
Mais loin de se reposer sur ses lauriers, il a enchaîné directement à Bressuire (M15) avec une fringale de victoires intacte. Son parcours cette semaine est tout aussi bluffant : en demi-finale, il s’est offert le scalp de l’Américain Cannon Kingsley, tête de série n°1 et 498e mondial, sur le score autoritaire de 6-2, 6-4.
L’enjeu : Confirmer l’exploit
La finale de demain à Bressuire est l’occasion pour Moïse de signer une entrée fracassante dans la cour des grands en remportant deux tournois coup sur coup. Il affrontera le vainqueur du duel entre le Belge Pierre-Yves Bailly et le Russe Mikalai Haliak.
L’objectif : Intégrer le Top 500 mondial à une vitesse record et envoyer un message fort à la concurrence internationale.
Un pont entre Paris et l’Afrique
Né en 2009 à Sarcelles d’un père ivoirien et d’une mère camerounaise, Moïse Kouamé porte en lui les espoirs de deux continents. S’il brille sous les couleurs tricolores, son parcours résonne puissamment en Afrique, où il incarne le potentiel d’une jeunesse capable de conquérir les sommets.
Son style de jeu, alliant une puissance physique naturelle à une intelligence tactique précoce, rappelle les plus grands. Ivan Ljubicic, qui fut numéro 3 mondial, ne tarit pas d’éloges sur celui qui est devenu l’an dernier le plus jeune quart-de-finaliste de Roland-Garros Juniors depuis 1985.
Au-delà des scores, la réussite de Kouamé est un catalyseur. Alors que les investissements sportifs augmentent en Afrique, voir un enfant de la diaspora triompher inspire des milliers de jeunes, de Dakar à Yaoundé en passant par Abidjan. Il prouve que le rêve est accessible et que le tennis n’est pas une citadelle imprenable. Une première depuis Yannick Noah.




