Mohammed VI fait des émules : après le Maroc, le Soudan écarte toute normalisation avec Israël

Le roi du Maroc, Mohammed VI

En dépit des efforts de Mike Pompeo, émissaire du Président américains, Donald Trump, le Soudan, après le Maroc, écarte toute idée de normalisation avec Israël, comme le souhaitent les Etats-Unis d’Amérique.

Le Soudan vient d’anéantir tous les espoirs des Israéliens et des Américains, en écartant une éventuelle normalisation avec Israël, avant la fin de la transition politique en 2022, comme le souhaitent les Etats-Unis.

Alors que les Israéliens et les Américains œuvrent pour une reconnaissance rapide d’Israël, le Soudan a, ce mardi 25 août 2020, lors d’une visite à Khartoum du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, écarté une éventuelle normalisation avec l’Etat hébreu.

« La phase de transition est dirigée par une large coalition avec un agenda spécifique visant à achever le processus de transition (…) jusqu’aux élections libres. Le gouvernement de transition n’a pas de mandat au-delà de ces tâches pour décider de la normalisation avec Israël », a dit le Premier ministre Abdallah Hamdok, qui dirige un gouvernement de transition au Soudan.

Un communiqué précise que le chef du gouvernement soudanais a insisté auprès de M. Pompeo sur « la nécessité de dissocier la sortie du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme de la question de la normalisation avec Israël ». Grand allié d’Israël, les Etats-Unis tentent de convaincre d’autres pays arabes de suivre l’exemple des Emirats et de normaliser leurs liens avec l’Etat hébreu.

Pour sa part, le roi du Maroc, Mohammed VI, a déjà écarté toute idée de normalisation avec Israël, alors que Jared  Kushner est attendu au royaume en compagnie d’Avi Berkowitz, émissaire du Président américain, de Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale et de Brian Hook, en charge du dossier iranien.

Le Maroc a très tôt campé le débat. « Nous refusons toute normalisation avec l’entité sioniste parce que cela l’encourage à aller plus loin dans la violation des droits du peuple palestinien », a déclaré le chef du gouvernement marocain, Saad-Eddine El Otmani, qui défend la position du roi Mohammed VI, qui exige qu’Israël mette fin aux différentes violations des droits du peuple palestinien.