Mode d’emploi pour se mettre dans la peau d’un gangster

Le réalisateur sud africain Oliver Schmitz met en scène des gangsters post-apartheid à Johannesburg. Le film  » Hijack stories « , c’est surtout l’histoire de Sox, comédien en herbe qui va apprendre à devenir un gangster en quelques leçons. Mode d’emploi.

Comment se mettre dans la peau d’un gangster ? Dans le film  » Hijack Stories « , Sox s’emploie à devenir un gangster du ghetto de Soweto, quartier populaire de Johannesburg pour réussir l’audition du rôle de  » Bra’Biza « . Présentateur télé, ce jeune sud-africain recherche sa véritable identité et s’efforce de dépasser ses limites. Issu du ghetto qu’il a quitté tout gamin, il sort de son quartier branché de  » Blancs  » pour renouer avec son passé. Pur produit de  » la Nation arc-en-ciel  » tant vantée par la génération Mandela, il s’insère dans une bande qui n’a peur de rien et qui se moque des autorités. Une autre Afrique du Sud qui lui fait prendre conscience du fossé qui subsiste après l’apartheid entre les communautés blanche et noire.

Apprendre les règles de base du gangster

Zama et ses deux complices le forment à voler des voitures, à s’affirmer et surtout à montrer son autorité quand il braque un flingue. Courses poursuites, prise de drogue et d’alcool, des sensations fortes pour le spectateur et pour Sox qui a un prix à payer pour entrer dans l’autre monde, celui des Noirs pauvres et révoltés. Les gros durs donnent des leçons de morale à celui qui ne connaît plus rien de la vie dans Soweto.

 » Hijack stories « , retenu dans la Sélection officielle,  » Un certain regard « , du Festival de Cannes 2001 raconte la violence, l’insécurité qui plane dans le ghetto. Les jeunes vivent dans leur voiture ou dans la rue toute la journée, traînent partout et nulle part et sont de mèche avec la police. Mais ils ont toujours une part d’humanité en eux et veulent survivre. Des surprises vous attendent.