Mille et un couscous

Abdesslam montre son couscous de riz

Abdesslam Benghazi Akhlaki est un « GéoTrouveTout » marocain. A la tête d’une société fabriquant de la semoule de couscous depuis 1983, il a révolutionné le plat traditionnel en inventant le couscous de riz, le couscous d’orge et d’avoine et le couscous parfumé. Découverte.

Pour faire un bon couscous, chacun possède sa recette. Celle d’Abdesslam Benghazi Akhlaki est sûrement l’une des plus originales. Ce Marocain de 50 ans est en effet l’inventeur de différentes variétés de semoules : le couscous de riz, le couscous d’orge et d’avoine et le couscous de riz aromatisé. Tout un programme culinaire… sur lequel Abdesslam est intarissable. « Le couscous de riz et de riz complet est bon pour le transit et protège le colon du cancer. C’est un aliment diététique. Quant au couscous d’orge et avoine, il fait baisser le taux de cholestérol et le taux de glycémie ».

Ces produits sont 100% naturels et Abdesslam a déjà reçu plusieurs distinctions pour son couscous de riz, homologué en 1997. Reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a décroché la médaille d’or du Salon mondial de l’invention (1997) et le prix du Centre de recherches agronomiques de Californie en 1999. D’abord testé sur sa famille, son couscous léger et facile à digérer a su convaincre les médecins de sa ville (Fès) qui n’hésitent plus à le prescrire à leurs malades. Sa composition se base sur les résultats d’études scientifiques américaines et britanniques – sur l’impact du riz, de l’orge ou de l’avoine sur la santé – qu’Abdesslam a soigneusement épluchés. Et pour ceux qui veulent mettre un peu de goût dans leur semoule, Abdesslam propose une série de couscous aromatisés : 21 goûts différents dont miel, sauce soja, ketchup, pruneaux, raisin sec, moutarde, anis ou encore kiwi…

Viser la France

Abdesslam, à la tête de la société Couscous Shems-Bio, a commencé par suivre les traces de son père, minotier et propriétaire d’un grand moulin à Meknès. « Mon père aussi était inventeur dans l’âme. En 1950, il a importé du riz d’Espagne et l’a concassé dans une meule en granit. J’ai baigné dans l’ambiance d’une meunerie depuis tout petit. C’est mon père qui m’a poussé à me tourner vers l’agro-alimentaire », explique le Fassi licencié en sciences juridiques.

En 1983, Abdesslam décide donc de se lancer : il produit de la semoule de blé dur, tout ce qu’il y a de plus classique, avant de révolutionner le couscous par ses trouvailles. Aujourd’hui, il produit entre 120 et 140 tonnes par mois de couscous de riz et dont il détient le monopole international. Son produit, distribué dans divers supermarchés et épiceries marocains sous la marque Shem’s, intéresse les Etats-Unis, Israël et la France. A Paris, une société a émis le souhait de le commercialiser. « Ce serait fantastique de pouvoir le vendre en France car, si le couscous est un plat international, divers sondages ont montré que c’était le plat préféré des Français, c’est une aubaine pour moi ! »

Inventeur « sur le tas »

A Fès en particulier et au Maroc en général, Abdesslam s’est fait sa petite réputation : il est passé plusieurs fois à la télévision et les journaux marocains lui consacrent régulièrement des articles. Et pour cause : l’homme est prolifique. Détenteur de trois médailles d’or mondiales de l’invention, il est sans arrêt à la recherche de « choses utiles pour l’humanité ». Ainsi, il a inventé, pour l’agriculture, un procédé de rétention d’eau à base de sciure de bois qui permet d’économiser l’eau et de lutter contre les aléas de la sécheresse. Invention brevetée par l’Office marocain de la propriété industrielle.

Puis il s’est tourné vers les cosmétiques, créant une pastille concentrée pour fortifier les muscles, un anti-rides à base d’huile d’olive et d’avocat et une lotion stimulant la repousse des cheveux. Abdesslam, qui se définit « chercheur sur le tas », n’est jamais à court d’idées. Il passe des nuits blanches à chercher. Avec succès.

Couscous Shems-Bio

39, QI Bensouda Lot 36 L

Fès Zouagha 35 000

Maroc

00 212 55 65 51 88

L’avis de la rédaction

La rédaction d’Afrik a goûté pour vous les échantillons qu’Abdesslam Benghazi Akhlaki nous a gracieusement fait parvenir. Merci à Mme Boubakeur qui nous a préparé les différentes semoules avec brio !

Le verdict

C’est tout bon pour le couscous de riz qui récolte la grande majorité des suffrages. Semoule fine, moelleuse, au goût léger qui s’accorde très bien avec les légumes.
Ensuite, les journalistes, informaticiens et commerciaux d’Afrik ont apprécié les semoules parfumées à l’anis et à la sauce soja qui sont très goûteuses. Celles aux « pruneaux » et « kiwi » sont légèrement sucrées mais trop éloignées des goûts des fruits. La déception est à trouver du côté des arômes moutarde (trop fade) et ketchup (trop salé).

Enfin, le couscous d’orge et d’avoine ne fait pas l’unanimité mais a surpris par sa texture originale.