Migration : la grosse colère de Fabius !

Laurent Fabius, chef de le diplomatie française, n’est pas content, pas du tout, de l’attitude de certains pays européens face aux flux migratoires. Et là, le ministre français des Affaires étrangères n’a pas mâché ses mots, notamment face à la Hongrie qui a érigé une clôture de fils de fer barbelés sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie.

S’il s’agit de défendre la politique française auprès des autres Etats, Laurent Fabius sait user de mots « diplomates ». Mais s’il faut tancer les mauvais élèves en matière de diplomatie et de droits humains, le ministre français des Affaires étrangères a bien une façon… « étrangement » courageuse de le faire. Et ce qui est arrivé avec la Hongrie, dont Fabius a jugé «?scandaleuse?» l’attitude face à la crise des réfugiés.

«?Quand je vois un certain nombre de pays d’Europe qui n’acceptent pas les contingents de répartition des exilés, je trouve ça scandaleux?», a souligné Laurent Fabius, pointant du doigt la Hongrie. Le ministre français des Affaires étrangères a ainsi jugé, ce dimanche 30 août 2015, «?scandaleuse » l’attitude de certains pays, en précisant que ces Etats se trouvent «?dans l’est de l’Europe?».

Laurent Fabius s’est dit très remonté envers la Hongrie qui, en posant des grillages à sa frontière, ne «?respecte pas les valeurs communes de l’Europe?». Et d’asséner qu’il faut «?bien sûr? que la Hongrie démantèle ce mur et que l’Union Européenne ait une discussion sérieuse et sévère? avec les dirigeants hongrois ». Ajoutant qu’ «?il faut que l’ensemble de l’Europe prenne ses responsabilités?», Laurent Fabius a souligné qu’à l’inverse de « l’est de l’Europe? (…), ?l’Allemagne a un comportement très courageux ». Et de rassurer que « la France est à ses côtés? ».

Pays de transit pour des migrants et réfugiés qui cherchent à gagner l’Europe occidentale, la Hongrie a érigé une clôture de fils de fer barbelés sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie. Comme si ce n’était pas suffisant, ce pays d’Europe de l’Est a déployé un millier de policiers près de la barrière.

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