Mieux connecter le Sud pour accélérer le développement…

… c’est le pari que fait l’Onu. Un récent rapport d’experts préconise d’accroître l’effort vers la  » connectivité universelle « . Encore faudra-t-il que le Web rencontre les préoccupations des Africains.

Les Nations-Unies ont présenté, il y a une dizaine de jours, un nouveau plan d’action en vue de réduire le retard des pays en développement en matière de technologies de l’information et de la communication. Un précédent rapport d’experts avait indiqué cette direction il y a deux ans. L’Onu entend désormais lui donner un coup d’accélérateur, et  » garantir la connectivité universelle «  pour 2004.

Les experts n’ont pas la naïveté d’imaginer que chacun pourra, à cette date, disposer d’un ordinateur individuel. L’objectif est celui d’un  » accès raisonnablement proche pour tous « , et notamment en Afrique. Le groupe mandaté par les Nations-Unies exprime  » la forte conviction que les technologies de l’information serviront à accélérer le développement et à améliorer l’intégration des pays en développement dans l’économie globalisée. « 

Danger culturel ?

L’Onu entend aussi répondre à ceux pour qui l’Internet devra lui-même s’adapter s’il veut être utile au tiers-monde. L’université des Nations-Unies finance ainsi un programme de recherches, qui devrait permettre de lancer un traducteur simultané de contenu vers de nombreuses langues locales.

D’autre part, bien des pays, notamment africains, estiment à juste titre que le réseau mondial est dominé par la culture occidentale. Ils craignent que la suprématie des informations diffusées sur la Toile ne mette en danger, à terme, leurs cultures. L’Onu, qui n’a pas tous les pouvoirs, n’a bien sûr pas de réponse concrète à ce souci – au moins l’a-t-elle déclaré légitime.