Microsoft accorde 50 millions de dollars à l’Algérie

Cinquante millions de dollars et 80 ordinateurs. C’est le don de la société américaine Microsoft au secteur de la formation professionnelle en Algérie. L’annonce a été faite, cette semaine à Alger, par le président exécutif de Microsoft pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, Michel Lacombe. Le géant américain entend se protéger du piratage.

Le numéro un mondial des logiciels informatiques, Microsoft, a également signé avec le ministère de la Formation professionnelle un accord de partenariat pour l’informatisation de ce ministère et l’amélioration des programmes de formation professionnelle en Algérie. En matière d’informatique, cet accord vise à renforcer la coopération entre les deux pays, assurer une formation qualifiée gratuite au profit de 200 formateurs et mettre en place des sections multimédias.

La formation permet au pays la mise en place de mécanismes de modernisation du secteur de la formation professionnelle par l’introduction des nouvelles techniques d’information et de communication dans les établissements relevant du secteur pour la période 2001/2005.

Michel Lacombe, en visite en Algérie pour la première fois, et qui a été reçu par le chef du gouvernement, a affirmé que Microsoft s’engageait à transférer les technologies modernes. Et ce, contre l’engagement du ministère de la Formation professionnelle de préserver la propriété intellectuelle et les équipements fournis.

Piratage systématique

Microsoft estime le taux de piratage de ses produits en Algérie à près de 95 %. Depuis le début de l’année, la firme de Bill Gates a entamé une véritable chasse aux pirates des logiciels qu’elle fabrique. Elle espère obtenir un soutien total des autorités dans cette opération dont dépend son avenir en Algérie. Et lors de la signature de ce contrat et de l’annonce du don, le responsable américain n’a pas oublié d’évoquer le problème du piratage.

Le responsable de Microsoft Algérie a menacé dernièrement, lors d’un séminaire à Oran, de plier bagages si le gouvernement algérien continue à ignorer le phénomène du piratage des logiciels informatiques. Selon le ministère, cet accord tend également à renforcer et à moderniser les programmes de formation professionnelle.

Intensifier les échanges

Cet accord aspire, en outre, à favoriser l’intensification des échanges commerciaux et l’extension de l’intranet (réseau informatique interne) relevant du secteur de la formation professionnelle. Selon le ministère, cet accord aura également le mérite d’ouvrir la voie, devant les autres secteurs tels que l’Enseignement supérieur, l’Education nationale et la Justice, qui pourront tirer profit des opportunités de partenariat avec la société Microsoft.

Le secteur de la formation professionnelle en Algérie dispose de 800 centres enseignant 937 spécialités à 4.200 stagiaires, et utilise actuellement 13.000 ordinateurs, selon le ministère.

Hamid Guemache