Mesures drastiques pour faire remonter la Bourse de Casablanca

Les autorités chérifiennes veulent juguler le crash boursier. Le ministre des finances a pris des mesures draconiennes pour redynamiser la Bourse de Casablanca, qui est en chute en libre.

« L’activité boursière a été marquée ces dernières semaines par une importante baisse que certains ont assimilée rapidement à une crise », a déclaré Fathallah Oulalou, ministre des Finances, lors d’une conférence de presse à Rabat. C’est un nouveau record à la baisse que vient de battre la Bourse de Casablanca, avec une chute importante des cours boursiers. L’indice IGB a chuté de 8,45% en janvier. Les cours n’ont pas arrêté de dégringoler depuis quelques mois. Ce nouveau plongeon porte l’indice boursier à 578,35, son plus bas niveau depuis quatre ans.  » Cette situation est paradoxale et injustifiée, compte tenu de la bonne tenue des indicateurs économiques et des bons équilibres fondamentaux des grands secteurs de l’économie « , affirme le ministre des Finances.

Impôts, Euro et sécheresse, calamités boursières

Plan de redressement. Pour faire face aux faibles performances de la Bourse de Casablanca, les autorités marocaines ont pris des mesures d’incitation. Le ministre des finances a annoncé un abattement de 50% de l’impôt sur les sociétés au profit des entreprises désireuses d’entrer en bourse entre 2001 et 2003. Son ministère mettra prochainement un plan incitatif d’épargne pour les salariés et non-salariés.  » Les mauvaises performances de la Bourse de Casablanca durant l’année 2000 sont dues à la sécheresse, la baisse de l’Euro par rapport au Dollar, qui a pénalisé les entreprises exportatrices et la hausse des prix des carburants « , explique le ministre des Finances.

Le retour du Maroc sur les marchés internationaux des capitaux serait effectif à partir du mois de juin prochain.  » La Bourse de Casablanca pourra fonctionner dans quelques semaines selon les meilleurs standards internationaux « , promet ainsi Fathallah Oulalou.

La Bourse de Casablanca, après un léger frémissement, ce mercredi, continue pourtant sa descente aux enfers. A l’ouverture des séances, ce mercredi, l’indice qui était monté à 639,10 est redescendu sous la barre des 634 points. Justifiant l’adage qui veut que le rationnel et l’irrationnel aient l’un et l’autre leur part dans le comportement des marchés !