
Paris et Monaco sont parvenus jeudi aux derniers réglages d’un accord pour Maghnes Akliouche, dont les parents sont originaires de Bouira. À Marseille, l’avenir d’Amine Gouiri, international algérien, dépend d’une offre qui n’est pas encore arrivée.
Les négociations traînaient depuis des semaines. Elles ont basculé jeudi matin et selon Fabrizio Romano, le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco se sont mis d’accord dans le dossier Maghnes Akliouche. Il ne resterait que quelques détails contractuels avant l’officialisation.
Trois refus avant le déblocage
Monaco a tenu longtemps. Deux offres à 35 millions d’euros ont été écartées, puis une troisième à 45 millions assortie de 5 millions de bonus, refusée cette semaine encore selon L’Équipe. Le directeur général Thiago Scuro avait posé le principe début juillet . Pas de vente sous la barre des 50 millions.
Le joueur, lui, avait tranché depuis longtemps. Un accord contractuel de cinq ans le lie déjà à Paris, et l’approche de Liverpool, restée sans offre formelle, n’a pas pesé. Né à Tremblay-en-France, formé à Villemomble puis à l’US Torcy avant de rejoindre l’Academy monégasque, Akliouche revient en Île-de-France neuf ans après l’avoir quittée.
Le profil recherché par Luis Enrique
À 24 ans, il arrive pour occuper le rôle laissé vacant par Lee Kang-in, transféré à l’Atlético de Madrid contre 40 millions d’euros. Gaucher aligné le plus souvent à droite, Akliouche préfère rentrer vers l’axe et jouer dans les intervalles plutôt que déborder. Luis Enrique y voit un créateur mobile, capable d’alterner entre l’aile, l’axe et le poste de milieu offensif.
Son bilan monégasque est prometteur avec 7 buts et 12 passes décisives en 2024-2025, 7 buts et 11 passes la saison suivante, plus de 130 matchs officiels avec l’équipe première. En septembre 2024, il avait inscrit son premier but européen contre le FC Barcelone, lors d’une victoire monégasque 2-1. Médaillé d’argent aux Jeux de Paris 2024, buteur en finale contre l’Espagne, il a marqué son premier but en Bleu face à l’Azerbaïdjan en octobre dernier, puis disputé le Mondial 2026, où Didier Deschamps l’a lancé à la 83e minute contre l’Irak.
Marseille temporise sur Gouiri
À l’autre bout de la Ligue 1, un autre Franco-Algérien alimente le marché, dans des conditions inverses. Amine Gouiri, 26 ans, n’est pas poussé vers la sortie par son entraîneur. Au contraire, Bruno Genesio, qui l’a lancé à Lyon puis retrouvé à Rennes, veut le conserver. Ce sont les comptes qui parlent. Sous contrainte de la DNCG, la direction marseillaise a déjà vendu Mason Greenwood, laissé partir Pierre-Emerick Aubameyang, et ne ferme la porte à personne.
La Provence a révélé mercredi qu’un club engagé en Ligue des champions suit attentivement l’attaquant, sans avoir transmis encore de proposition. Naples, la Juventus et plusieurs clubs turcs ont été associés au dossier ces dernières semaines et Galatasaray a formulé une offre que Marseille a jugée dérisoire. Gouiri, arrivé de Rennes en janvier 2025 pour environ 22 millions d’euros bonus compris, est lié à l’OM jusqu’en 2029.
Interrogé cette semaine, il a rappelé son attachement au club et à son entraîneur. Buteur contre la Jordanie au Mondial, il est sorti de la compétition avec les Fennecs, éliminés par la Suisse en seizièmes de finale. Sans offre substantielle d’ici la fermeture du marché, il conduira l’attaque marseillaise en Ligue Europa pour le plus grand plaisir des supporters phocéens.




