Menace terroriste : le Maroc renforce son dispositif sécuritaire

A l’approche des fêtes de fin d’année, notamment avec la menace de l’organisation Etat islamique de frapper le Maroc, les services de sécurités marocains sont placés en état d’alerte maximale.

Le Maroc prend très au sérieux la menace faite par l’organisation terroriste Etat islamique de frapper au royaume, notamment avec du gaz sarin, extrêmement létal. C’est ainsi qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, les services de sécurités marocains sont placés en état d’alerte maximale.

Selon Akhbar Al Yaoum, ces mesures ont été discutées dans le cadre d’une réunion organisée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Le journal précise que plusieurs villes seront ciblées par ces nouvelles mesures, notamment Agadir, Marrakech et Tanger. Concrètement, relève Bladi.net, de nouveaux effectifs seront déployés sur place et 1 500 agents actuellement en stage à l’Institut de Police seront réquisitionnés en cas de besoin.

Autour de ces nouvelles dispositions s’articule la volonté du Maroc d’avoir une présence visible de la police dans les endroits sensibles, notamment les aéroports et les lieux fréquentés par les touristes. Il a en outre été indiqué que le dispositif sécuritaire sera renforcé au niveau des frontières avec notamment une augmentation importante des effectifs des forces de sécurité.
En outre, les autorités marocaines ont exigé des portiques de sécurité aux boîtes de nuit et autres hôtels souhaitant organiser des soirées de fin d’année. Dispositif renforcé par l’assistance de caméras de surveillance et d’agents de sécurité. Les inquiétudes du royaume sont d’autant plus justifiées que l’Etat islamique a menacé de frapper le royaume pendant les fêtes du nouvel An.

Le Maroc est devenu la cible des terroristes, notamment depuis la coopération fructueuse du royaume avec la France, l’Espagne et la Belgique ayant conduit à l’arrestation de caïds. C’est le cas notamment du présumé cerveau des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud, tué le 18 novembre à Saint-Denis alors qu’il planifiait d’attaquer la Défense française, après avoir piloté les attentats de Paris ayant causé la mort de 130 personnes et fait 350 blessés.