Médiation dans la crise au Mali : Mohammed VI double l’Algérie

Le roi du Maroc Mohammed VI se rend ce mardi 18 février au Mali, première étape de sa tournée africaine, devant mener le souverain en Guinée-Conakry au Gabon et en Côte d’Ivoire. Bamako s’est paré aux couleurs du Maroc qui double ainsi l’Algérie dans la résolution de la crise malienne.

Le roi du Maroc Mohammed VI se rend ce mardi 18 février au Mali, pour une visite qui devra durer cinq jours. Ce sera la première étape de sa tournée africaine, devant mener le souverain en Guinée-Conakry au Gabon et en Côte d’Ivoire. Bamako s’est paré aux couleurs du Maroc qui double ainsi l’Algérie dans la résolution de la crise malienne.

Initialement prévue le mercredi 12 février dernier, la visite du souverain au Mali, avait été reportée. La présidence de la République malienne avait indiqué que cette visite se fera finalement le 18 février. Outre l’aspect économique de ce voyage, Mohammed VI est décidé à booster son influence politique, diplomatique sur le continent.

Le report de la visite intervenait au moment où le Mali est en état d’alerte avec l’enlèvement de cinq membres du Comité international de la Croix-Rouge, disparu depuis le 8 février dernier. Enlèvement qui avait été confirmé mardi dernier, par les éléments du Mouvement pour l’unicité du Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

Il faut préciser que la décision de Mohammed VI de se rendre au Mali intervient après la visite au Maroc de Bilal Ag Chérif, chef de la rébellion touarègue, le 31 janvier dernier, et qui s’inscrivait dans le cadre du règlement du conflit qui embrase le Mali et qui oppose les autorités régulières au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). En cherchant à doubler l’Algérie sur la médiation entre Bamako et les groupes armés du nord du Mali, le souverain prend une place que le royaume n’a jamais occupée dans le passé, note RFI.

Mohammed VI s’était déjà rendu au Mali en septembre dernier. C’était pour assister à l’investiture du Président Ibrahim Boubacar Keïta. Pour ce voyage plus que stratégique, le souverain doit y rester cinq jours.