Mbalula refuse de se prononcer sur l’utilisation de l’avion SANDF pour Harare

Lors de son passage à l’aéroport international de Johannesburg, le ministre sud-africain des Transports, Dr Fikile Mbalula, a refusé de commenter l’affaire concernant l’utilisation d’un avion du gouvernement par des responsables du Congrès national africain, pour se rendre au Zimbabwe. L’ANC a été accusé d’abuser des ressources de l’État, pour un vol aux frais du gouvernement vers le pays voisin.

Il a été reproché à la ministre de la Défense, Nosiviwe Maphisa-Nqakula, de s’être rendue au Zimbabwe, en mission officielle, accompagnée par des hauts gradés de l’ANC. Le président de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, avait donné au ministre de la Défense 48 heures, pour expliquer les raisons de l’utilisation par l’ANC de l’avion SANDF.

Des officiers de Mme Nosiviwe Maphisa-Nqakula, auraient déclaré que la visite de la ministre dans la capitale zimbabwéenne, a coïncidait avec son travail officiel. Le ministre sud-africain des Transports, Dr Fikile Mbalula,  s’est exprimé à l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg, lors de l’inspection des règlements de sécurité et de santé contre la pandémie du Covid-19.

« Sur ces questions particulières liées à Waterkloof, veuillez leur poser la question au niveau du ministère de la Défense (Mme Nosiviwe Maphisa-Nqakula, ndlr), c’est à ceux-là qu’elles appartiennent. À cet égard, nous sommes ici pour prendre un vol pour Durban et nous nous adresserons également aux médias à King Shaka et aussi observer les règlements », a-t-il déclaré.

Plus tôt vendredi, l’Alliance démocratique (DA) de l’opposition avait interpelé le Président Cyril Ramaphosa, afin qu’il fasse une déclaration publique urgente au sujet de fameux voyage à Harare, en Zimbabwe, effectué par la ministre de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula et certains hauts cadres du Congrès national africain (ANC), avec l’avion SANDF. Ce voyage est « un bruissement flagrant des lignes de l’Etat et du parti et un abus de l’appareil d’Etat », ce qui équivaut à un vol au peuple par l’ANC, déclarait l’opposition.

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