Mauritius Telecom ouvre son capital à France Telecom

Le gouvernement de Maurice a cédé samedi dernier à France Telecom 40 % du capital de Mauritius Telecom. Ce rachat, répondant à un appel d’offre de l’opérateur historique mauricien, a été conclu pour un montant de 261 millions de dollars.

Samedi dernier le gouvernement mauricien, poursuivant sa politique de libéralisation économique, a ouvert le capital de Mauritius Telecom (MT) au groupe France Telecom, à hauteur de 40 %. L’entreprise française a dû débourser 261 millions de dollars pour conclure cette opération.

Ce partenariat a été qualifié d’historique par le vice-Premier ministre et ministre des Finances mauricien, Paul Bérenger. Il se dit satisfait de cet accord, d’autant plus que le groupe reste, malgré tout, sous le contrôle du gouvernement.

MT a eu recours à un appel d’offre, afin de trouver le meilleur partenaire stratégique. Sept opérateurs ont été intéressés par le projet, et trois d’entre eux ont été préqualifiés : Vivendi, Portugal Telecom et France Telecom. Ils ont tous trois proposé un prix de rachat et le marché a été remporté par le plus offrant, à savoir France Telecom.

Monopole national jusqu’en 2003

Pour France Telecom, l’opération est  » intéressante « , selon Genia Vargaftig, attachée de presse du groupe. L’opérateur mauricien est  » fiable et garde le monopole du secteur jusqu’en 2003 « , confie t-elle. De plus, le réseau est numérisé à 100 %, et vint-trois mille personnes sont en attente de raccordement téléphonique. Autant d’éléments déterminants dans le choix de France Telecom.

Ce partenariat s’inscrit dans la politique internationale de l’entreprise française. Cette dernière donne aujourd’hui une plus grande part à l’international qui  » représente 20 % de son travail alors qu’il ne s’élevait qu’à 5 % en 1995 « , rapporte Genia.

L’accord entre Mauritius Telecom et France Telecom prévoit le maintien des acquis des employés de MT. Cependant, les syndicats insistent pour que ce point fasse l’objet d’une mise sur papier qui sera effectuée lors d’une future réunion tripartite entre le gouvernement, la société et les syndicats.