Maurice veut intégrer plus vite la nouvelle économie

Un rapport de la Mauritius Employers Federation (MEF), rendu public hier, établit les enjeux de la nouvelle économie et les capacités dont dispose l’île pour y entrer de plein-pied.

Flexibilité, rapidité, compétition, innovation… voilà des termes qui définissent aujourd’hui la nouvelle économie. Dans un rapport rendu public hier, la Mauritius Employers Federation (MEF), tire la sonnette d’alarme : Maurice doit réajuster ses politiques commerciale, fiscale et de l’emploi si elle veut intégrer le circuit de la nouvelle économie, ou ne pas être à la traîne de celle-ci.

En effet, la MEF  » estime que les tendances au coeur de la nouvelle économie ne pourront être arrêtées et le défi consiste aujourd’hui à pouvoir gérer et diriger une entreprise, un pays, dans un monde où l’innovation et le changement sont soutenus « , rapporte le journal Le Mauricien. L’île ne peut donc pas se permettre de rater la marche de la nouvelle économie.

Un seul fournisseur d’accès

Le rapport pointe les faiblesses du système mauricien : la production et les services de haute technologie sont encore faibles, le développement de la technologie est en retard, le commerce électronique très marginal, la formation et la mobilité de la main-d’oeuvre insuffisantes. La MEF critique aussi le fait que  » les progrès en ce qui concerne l’accès à l’Internet ont été faibles, les règlements touchant le secteur des télécommunications étant restrictifs alors que les coûts sont élevés.  »

 » Le pays a un besoin urgent d’une stratégie couplée avec les politiques appropriées pour être capable de prendre le train en marche « , conclut le rapport. Ainsi, il paraît nécessaire de libéraliser l’accès à l’Internet pour permettre une réduction du coût d’accès. Rappelons que Maurice ne compte qu’un seul fournisseur d’accès pour l’instant.