Marocains prêts à embarquer

Une société maritime émiratie a lancé il y a deux mois un appel d’offres pour embaucher 22 000 Marocains. L’opération de sélection se termine à la fin du mois. Qui aura le sésame pour aller travailler aux Emirats Arabes Unis ? La fièvre monte dans le Royaume chérifien.

Quels sont les Marocains qui décrocheront leur billet pour les Emirats Arabes Unis ? C’est la question qui agite tout le Maroc depuis deux mois. Depuis qu’une petite annonce diffusée discrètement dans un quotidien national a annoncé qu’une société maritime émiratie, Al Najat Marine Shipping, recrutait de la main-d’oeuvre au Royaume chérifien.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : cette société cherche à embaucher 22 000 personnes dans le secteur de l’hôtellerie, l’accueil et la maintenance à bord de bateaux de plaisance américains et européens. Depuis, les sociétés chargées de procéder à la sélection des candidats sur l’ensemble du territoire sont prises d’assaut. C’est l’Agence nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (Anapec), basée à Casablanca, qui a transmis le nombre, le profil des futurs employés et les critères de sélection à tous les centres d’initiative touristique et d’orientation du pays.

580 dollars par mois

Pour partir, il faut être âgé de 18 à 45 ans et être en bonne condition physique. Parler anglais est un atout avantageux : les anglophones empocheront une prime de 100 dollars par mois et ont plus de chance d’être retenus. Les candidats, qui devront payer une participation de 900 DH, travailleront dans le cadre de contrats d’une durée de douze mois, renouvelables s’ils donnent satisfaction. Le salaire prévu est de 580 dollars par mois, plus 80 dollars de prime d’embarquement.

Les dossiers et les contrats de travail seront élaborés en mai et juin prochains et les heureux élus doivent subir un test médical avant la fin du mois d’avril, date de la fin de la sélection. Au ministère de l’Emploi, on salue cette diversification de la société émiratie, qui recrutait jusqu’ici en Asie. Certains pensent même que de la réussite de cette opération peuvent dépendre d’autres contrats.