Maroc, Sahara : quand Ban Ki-moon favorise la réconciliation

Au Maroc, tous les acteurs politiques préfèrent unir leurs forces pour défendre la position du royaume dans le conflit qui l’oppose au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’agissant de le question du Sahara Occidental.

Les acteurs politiques marocains ont convenu de reléguer leurs divergences au second plan. Selon le site marocain Yabiladi, tous préfèrent unir leurs forces pour défendre la position du royaume dans sa crise déclenchée par le Secrétaire général des Nations Unies., ban Ki-moon, qui a parlé d’occupation en faisant allusion au Sahara Occidental.

Selon Yabiladi, « l’actuelle crise avec le Secrétaire général des Nations Unies est à l’origine d’une nette baisse de l’intensité du débat politique interne au Maroc. Depuis le communiqué du gouvernement publié le mardi 8 mars à la suite des propos tenus par Ban Ki-moon à l’occasion de ses visites dans les camps de Tindouf et à Alger, les différents acteurs politiques ont tous convenu d’enterrer la hache de guerre et d’afficher un front uni destiné à défendre une même et unique position ».

Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, depuis le 8 mars, n’a pas animé de meeting politique et a mis en veilleuse ses traditionnelles critiques contre le PAM et son secrétaire général, Ilyas El Omari, souligne Yabiladi, qui précise qu’il en est de même pour le RNI, avec la formation présidée par Salaheddine Mezouar qui observe, depuis deux semaines, un silence complet concernant ses positions contre le PJD.

L’observation de cette trêve temporaire va, selon Yabiladi, permettre de mettre en berne les divergences politiques jusqu’au vote, vers la fin avril, par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur la question du Sahara Occidental.