Maroc : pourquoi trois femmes belges ont été rapatriées en Belgique

Elles sont trois jeunes femmes belges à avoir décidé de quitter le Maroc pour rentrer en Belgique suite à un incident aux contours graves.

Trois jeunes femmes belges, qui avaient fait l’objet de menaces de mort ont décidé de rentrer chez elles. Leur tort, elles avaient porté des shorts sur un chantier au Maroc. Ce qui leur a valu des post d’une rare violence. Ces filles faisaient partie d’un groupe de 37 jeunes, venues travailler bénévolement pendant leurs vacances au terrassement d’une voie d’accès dans le village d’Adar, près de Taroudant, au sud du Maroc.

Un député marocain n’a pas hésité à dénoncer leur tenue « légère ». Pour sa part, un jeune instituteur marocain, non content d’avoir protesté contre le fait qu’elles travaillaient en short, est allé jusqu’à appeler sur les réseaux sociaux à les décapiter. Selon la Sûreté marocaine, l’instituteur a été arrêté et sera poursuivi pour « incitation à des actes terroristes ».

Pour leur part, les organisateurs belges de ces camps, aucun nouveau groupe de bénévoles ne sera envoyé dans ce pays d’Afrique du Nord. En effet, sur son site, l’association flamande Bouworde a été on ne peut plus claire : « Nous avons reçu le conseil de ne pas envoyer de nouveaux groupes au Maroc. Nous allons suivre cet avis et nous avons décidé d’annuler tous les camps suivants au Maroc ».

Si les menaces de l’instituteur marocain n’ont pas été prises à la légère, c’est parce qu’elles rappellent l’assassinat, en 2018, de deux touristes scandinaves perpétré par des Marocains radicalisés au nom du groupe djihadiste Etat islamique.