Maroc : Mohammed VI, Moulay Hassan et leurs étranges fréquentations en l’absence de Lalla Salma

Le prince Moulay El Hassan et le roi Mohammed VI du Maroc

Le roi du Maroc, Mohammed VI, en l’absence de sa désormais ex-épouse Lalla Salma dont le divorce a été annoncé, filerait du mauvais coton, et aurait de très étranges fréquentations auxquelles il aurait branché son fils et héritier, Moulay El Hassan. Les détails.

Selon des informations données par Orient XXI, le roi Mohammed VI du Maroc et son fils, Moulay El Hassan, fréquenteraient les frères Azaitar, « des professionnels des arts martiaux mixtes, un sport de combat qui mélange pugilat et lutte au corps à corps. Ils ont un troisième frère, Omar, qui est leur manager, mais qui s’est aussi lancé récemment dans les affaires au Maroc ».

Ces trois frères, toujours selon le site qui évoque une dépêche de la MAP, l’agence de presse officielle marocaine, « ont franchi les portes du palais royal de Rabat le 20 avril 2018, alors que le roi Mohammed VI les recevait pour célébrer la victoire d’Ottman au championnat du monde de la Brave Combat Federation et l’entrée d’Abou Bakr dans l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus importante ligue mondiale de ce sport de combat », précisant que l’audience a eu lieu juste un mois après que l’hebdomadaire espagnol HOLA ait annoncé le divorce entre le roi et Lalla Salma.

Inculpé pour avoir brutalement attaqué un homme d’affaires

Le journal, convoquant des publications anglo-saxonnes spécialisées en arts martiaux et des articles de la presse de Cologne, va plus loin, révélant que les deux des frères, Abou Bakr et Omar, ont un casier judiciaire chargé. « Nés à Cologne au sein d’une famille d’immigrés marocains, ils furent inscrits non pas à l’école allemande, mais à la König Fahd Akademie, un centre d’éducation saoudien aujourd’hui fermé. Ils fréquentaient en parallèle les gymnases du quartier ».

« En juillet 2018, écrit Orient XXI, le journaliste canadien Karim Zidan, rédacteur en chef adjoint de la publication sportive Bloodyelbow, relatait : alors qu’ils étaient encore mineurs, « en novembre 2003 (…) Abou Azaitar et son frère Omar, comparurent devant un tribunal » à Cologne où « le premier fut accusé d’avoir infligé de graves lésions corporelles et le second de vol (…) ». « Abou Azaitar, alors âgé de 17 ans (…), avait été inculpé pour avoir brutalement attaqué un homme d’affaires, menacé de le tuer en l’aspergeant d’essence et volé sa Ferrari. Il a été condamné en juin 2004 à deux ans et trois mois d’emprisonnement. Son frère Omar écopa, lui, de 20 mois avec sursis ».

Abu Azaitar, relève Bloodyelbow, purgea sa peine et fut libéré en 2006, mais ses problèmes avec la justice n’étaient pas pour autant finis. L’année de sa sortie de prison, lui et à nouveau son frère Omar, « ont été accusés d’avoir participé à une bagarre dans un gymnase d’arts martiaux, où ils ont violemment battu un homme jusqu’à lui casser le nez ». Abou Azaitar, révèle le quotidien Kölniche Rundschau, a également été poursuivi pour avoir agressé, un an auparavant, sa petite amie sur un marché de Noël en la frappant à plusieurs reprises jusqu’à ce que son tympan éclate.

Dîner sur un voilier à Marina Bay et visite du palais Moulay El-Mehdi

Bref, aujourd’hui, écrit Orient XXI, « les frères Azaitar, et plus spécialement Abou Bakr, sont devenus des inséparables du roi » Mohammed VI. Quand cette amitié a commencé à germer, le Palais a même autorisé la diffusion officieuse de photos où Mohamed VI posait souriant avec le trio de sportifs lors d’un iftar (dîner de rupture du jeune pendant le ramadan), auquel il les avait invités, sur un canapé ou devant le dessin mural de ce qui semble être un robot ».

«  Le souverain a passé le premier week-end de juillet avec Abou Azaitar à Tanger, selon plusieurs journaux. On les a vus se promener en voiture décapotable, dîner sur un voilier à Marina Bay et inspecter ensemble le palais Moulay El-Mehdi pour le convertir en un club sportif royal dont la gestion devait être confiée à la famille Azaitar (…). Les trois frères Azaitar ont également voyagé avec le monarque. D’abord sur le yacht Al Lusial que l’émir du Qatar Tamin Ben Hamad Al-Thani, a mis à la disposition de Mohammed VI début août 2018, pour qu’il navigue en Méditerranée occidentale ».

« Depuis maintenant un an le Palais est plus discret et n’autorise pas les Azaitar à mettre en ligne leurs photos avec le roi, mais ils sont toujours là, sauf quand ils partent en compétition à l’étranger. Les matchs victorieux d’Abou Azaitar se terminent par des louanges et des remerciements à Mohammed VI, proférés depuis le ring, pour le soutien qu’il lui apporte. Les trois frères ont par ailleurs été vus, et même photographiés à la sauvette, l’été 2019 à la résidence royale de M’diq, près de Tétouan. Ils étaient aussi en première ligne le 14 juillet, lors de l’inauguration du Badis 1, le nouveau voilier de Mohammed VI ».

Abou Azaitar, garde du corps du souverain ?

Absent à l’inauguration à grands fracas « du 3H’S Burger & Chicken, le restaurant qui surplombe Marina Bay à Tanger, ouvert par Omar Azaitar en un temps record et à grand renfort de publicité. Quelques jours après, le 7 août, il aura cependant la déférence d’y envoyer déjeuner son fils, le prince Moulay Hassan ». L’hebdomadaire Al Ousboue Assahafi, pour sa part,relèv  Orient XXI, insistait, en novembre que « cette présence dépasse actuellement la simple amitié puisqu’Abou Azaitar accompagne Mohammed VI dans beaucoup de ses déplacements à travers le pays et les palais lui sont de plus en plus ouverts ainsi qu’à ses frères, au point de pousser certaines sources à parler de sa nomination comme garde du corps du souverain ».

Le journal pousse le bouchon, révélant que « le 5 décembre dernier, contrairement à ce qui était annoncé, le souverain n’a même pas reçu en audience Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain qui était de passage au Maroc. Il était en vacances, toujours avec les Azaitar, dans sa propriété de Pointe-Denis, dans l’estuaire de Komo (Gabon), et il n’est pas rentré à temps à Rabat ». Aujourd’hui, au Maroc, cela craint que « les Germano-Marocains, élevés dans les gymnases de la banlieue de Cologne, ne commettent une bévue qui éclabousserait le trône alaouite, selon des sources qui connaissent de près le fonctionnement du palais ». des inquiétudes causées par ce que certains appelleraient au Maroc la « nouvelle famille du roi ».