Maroc : Mohammed VI blâme l’Algérie dans le dossier Sahara occidental

Lors de son discours à la Fête du Trône mardi, Mohammed VI a pointé du doigt la « responsabilité » de l’Algérie dans le dossier du Sahara occidental qui réclame son indépendance au Maroc depuis près de trente ans.

Les relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie ne vont pas s’arranger de sitôt. Lors de son discours mardi à la Fête du Trône, le roi Mohammed VI a critiqué l’Algérie pour son soutien au Sahara occidental qui réclame son indépendance vis-à-vis du Maroc depuis trente ans. Cet épineux dossier est l’un des principaux point de discorde entre les deux pays, en froid depuis de nombreuses années.
Le monarque a donc haussé le ton, soulignant « la responsabilité de l’Algérie, en partie concernée par ce litige, tant au niveau politique que sur le plan juridico-humanitaire, favorisant la situation dégradante qui prévaut dans les camps de Tindouf (sud algérien)», rapporte AufaitMaroc.

Capital sympathie du Maroc

Mohammed VI a également rappelé les soutiens extérieurs qu’il avait dans le dossier du Sahara occidental. Et « le capital sympathie », dont jouit le Royaume chérifien à l’international. Pour le monarque, « cette évolution trouve son illustration dans le soutien grandissant apporté à notre initiative judicieuse, en l’occurrence notre proposition d’autonomie ». Il a aussi évoqué la position de l’Onu dans ce dossier, qui stipule que « la question des droits de l’Homme ne doit être abordée qu’à travers les mécanismes nationaux, notamment le Conseil national des droits de l’Homme, qui jouit d’une crédibilité internationale, et par de fortes initiatives souveraines en interaction positive avec les procédures spéciales des Nations Unies».

Des exactions menées par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui sont régulièrement dénoncées par des ONG. Paris qui soutient le Maroc sur la question du Sahara occidental est également pointé du doigt. Lors de sa visite au Maroc début avril 2013, le Président français, François Hollande, a réitéré son appui à Rabat sur cet épineux dossier. La raison de ce ralliement aux autorités marocaines ? Paris chercherait aussi à tirer profit des richesses naturelles du Sahara occidental. Des réserves d’or noir que Total guetterait déjà ?