Maroc : le pédophile gracié par Mohammed VI serait un agent secret espagnol

On en sait un peu plus sur les raisons de la libération de ce pédophile gracié par le roi Mohammed VI. Daniel Galvan, ce pédophile espagnol multirécidiviste aurait été libéré à la demande du roi Juan Carlos pour la bonne et simple raison qu’il ferait partie des services secrets espagnols. Ce qui enfle davantage la colère de la population marocaine.

Daniel Galvan, le sexagénaire libéré à la demande du roi Juan Carlos pourrait être un agent des services secrets espagnol. Peu importe, selon les Marocains qui sont d’avis que ce pédophile doit purger sa peine et payer pour les forfaits qu’il aura commis sur des innocents. La sortie du ministre marocain de la justice, Mustapha Ramid, qui a soutenu que l’Espagnol avait été gracié pour des raisons d’intérêt national ne parvient pas à convaincre les populations.

Ce scandale n’en est pas à sa phase d’extinction. Pour cause, les Marocains ne peuvent en aucun cas comprendre que le roi Mohammed VI gracie un pédophile, multirécidiviste de surcroît. Comment se fait-il que ce sexagénaire reconnu coupable en 2011 du viol de 11 enfants âgés de 4 à 15 ans et incarcéré à la prison de Kenitra (nord de Rabat), a pu être libéré. Déjà vendredi soir, plusieurs milliers de personnes ont exprimé leur colère dans les rues de Rabat, bravant la répression policière. Ce qui a occasionné des dizaines de personnes blessées, dont des journalistes pris pour cible par des forces de l’ordre. D’autres manifestations ont eu lieu dans le nord, à Tanger et à Tétouan, et ont également été dispersées par les forces de sécurité. Ce samedi, des médias ont soulevé la possibilité que Daniel Galvan serait en réalité un espion de l’agence de renseignement espagnole, le CRI. Ce qui paraît troublant est que son avocat, Me Mohamed Benjedou, ait confié que son client a soutenu être un officier de l’armée irakienne et avait participé à la chute Saddam Hussein.

Au moment où la colère des Marocains enfle, Daniel Galvan aurait déjà quitté le pays en catimini. De sources sûres, le sexagénaire faisait partie des 48 ressortissants espagnols emprisonnés au Maroc et qui ont bénéficié d’une grâce du roi Mohammed VI à la demande de son homologue d’Espagne, Juan Carlos. Toujours selon certaines sources, la demande avait été faite lors d’une visite effectuée par le roi d’Espagne au Maroc, il y a quelques temps. Le mouvement populaire ne cesse de grossir au Maroc. Sur les réseaux sociaux, un nom a été même donné au scandale du pédophile au Maroc : Danielgate. Pendant ce temps, les politiciens continuent. de faire la sourde oreille. Le gouvernement dominé par les islamistes du Parti justice et développement (PJD), prend soin de préserver les meilleures relations avec Mohammed VI.

Ce qui n’est pas le cas en Espagne où l’affaire tourne à l’affrontement politique. En effet, le parti socialiste (opposition) a jugé grave la grâce accordée par le roi Mohammed VI et demandé des explications au gouvernement. Le Parti socialiste veut à tout prix savoir quel département du gouvernement d’Espagne a demandé la grâce de Daniel Galvan. En clair, en Espagne on veut faire la lumière sur cette affaire qui pourrait ternir leur image. Si en Espagne les politiques ont pris les choses en mains, tel n’est pas le cas au Maroc où seules les populations semblent être préoccupées par ce scandale. Les appels ont d’ores et déjà été lancés sur les réseaux sociaux pour des manifestations. En effet, des sit-in sont annoncés pour mardi et mercredi, à Casablanca et à Rabat.