Maroc : lancement des travaux de la station de dessalement de Casablanca


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Le Maroc a lancé les travaux de la station de dessalement de Casablanca, la plus grande d’Afrique. L’usine devra fournir jusqu’à 300 millions de m3 d’eau par an d’ici à 2030.

C’est hier mardi que les travaux de construction de la station de dessalement des eaux de mer de Casablanca-Settat ont été lancés. Il s’agit de la plus grande installation du genre au Maroc. Un consortium réunissant le groupe espagnol Acciona, et les sociétés marocaines Afriquia Gaz et Green of Africa, toutes deux filiales du groupe Awca, est chargé de la construction de l’usine.

Des épisodes de sécheresse sans précédent

La future installation sera érigée sur un terrain de 50 hectares et permettra la fourniture de 200 millions de m3 d’eau par an, dans sa première phase. Lors de la seconde phase, il s’agira d’élever la capacité de l’usine à 300 millions de m3 par an d’ici à 2030. Les travaux devraient s’achever en 2026. L’opération de dessalement permettra de procéder à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable dans les villes de Casablanca, Settat, Berrechid, Azemmour et El Jadida.

A travers ce projet d’envergure, le Maroc vise à réduire considérablement la pression sur les eaux de surface. Surtout que ce pays d’Afrique du Nord fait face, depuis cinq années consécutives, à des épisodes de sécheresse sans précédent. Considéré comme l’un des plus grands d’Afrique, ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation.

Quinze autres stations de dessalement au Maroc

L’objectif du Maroc est d’atteindre une production de plus de 400 millions de m3 par an. Rien qu’avec la station de Casablanca, le royaume vise à doubler ses capacités de production d’eau dessalée. Actuellement, le pays produit 192 millions de m3 d’eau dessalée. Le gouvernement d’Aziz Akhannouch est résolument décidé à satisfaire les besoins en eau potable des populations.

La station de dessalement de Casablanca permettra en outre une réorientation des sources d’eau habituelles, qui, à l’avenir, pourraient être réservées à l’agriculture et à l’élevage. Elle pourra surtout servir à l’industrie agroalimentaire, pilier important de l’économie marocaine. Outre la station de dessalement de Casablanca, quinze autres usines devront être construites au Maroc, d’ici 2030.

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