Maroc : ingénieur agricole cherche terrain à exploiter


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Drapeau du Maroc
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Les ministères de l’Emploi et de l’Agriculture marocains ont signé une convention pour tenter de réduire le chômage des ingénieurs agricoles. Solutions envisagées : une solide formation et la location de terrains d’Etat.

Le 3 janvier dernier, le ministère de l’Agriculture marocain et celui de l’Emploi, ont signé une convention pour la formation d’ingénieurs aux métiers de l’agriculture. Cette formation, qui s’étalera sur une durée de trois ans, touchera 300 ingénieurs marocains au chômage.  » Le phénomène du chômage des cadres, et notamment dans le secteur agricole, est assez récent. Depuis deux ans, nous le voyons augmenter, et la situation commençait vraiment à devenir préoccupante « , nous livre un fonctionnaire de la Direction de l’emploi qui a préféré garder l’anonymat.

Il pousuit :  » D’où la réflexion qui a mené à la création de cette dynamique nouvelle. Cela servira non seulement aux ingénieurs, qui seront formés et employés, mais également le secteur agricole qui se trouvera renforcé par l’arrivée de spécialistes.  » La formation, qui insistera particulièrement sur les techniques de gestion et les travaux pratiques, doit commencer ce mois-ci. Les listes de bénéficiaires sont déjà établies :  » Nous travaillons sur le projet depuis six mois, et nous attendons sa mise en oeuvre « , explique-t-on à la Direction de l’emploi.

Des terres, oui. Mais où ?

Pour le côté pratique, il y a trois possibilités : des terres appartenant au domaine d’Etat seront louées aux ingénieurs – mais on ne sait pas à quel prix, ni à quel emplacement elles se situent -, ou bien ceux-ci seront encouragés à créer leur propre entreprise ou à intégrer des coopératives agricoles.  » Ceux qui veulent monter leurs propres projets seront suivis et appuyés pendant la première année « , explique la Direction de l’emploi.

Le financement doit être assuré par le Fonds pour la Promotion de l’Emploi. mais celui-ci a-t-il dans ses caisses les quelques 8 millions de DH nécessaires, selon le journal L’Economiste, à la réalisation de cette opération ?

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