Maroc, Gabon : voici pourquoi Mohammed VI est prêt à tout pour Ali Bongo

Ali Bongo et Mohammed VI

Ce n’est un secret pour personne, le roi du Maroc, Mohammed VI, est prêt à tout pour le chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba. Et pourquoi donc ?

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est réputé très proche du Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba. Et l’accident vasculaire cérébral contracté par le dirigeant gabonais a été une occasion pour le souverain de prouver cette amitié à la face du monde. En effet, inquiété par l’état de santé d’Ali Bongo qui se trouvait alors à Riyad en Arabie Saoudite, Mohammed VI a fait venir le dirigeant gabonais au Maroc pour le faire soigner à l’hôpital militaire de Rabat. Bien pris en charge, Ali Bongo verra sa santé s’améliorer très rapidement, et quittera l’hôpital pour une résidence privée, toujours à Rabat.

Le Président gabonais recevra d’ailleurs la visite de son hôte qui veillait sur sa santé avec diligence. Mieux, Mohammed VI, durant cette convalescence, acceptera, de par son humilité et sa générosité, d’être l’émissaire de son  » frère  » au Gabon, pour diligenter des affaires courantes. Mieux, le roi a fait prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’Ali Bongo, depuis Rabat au Maroc, puisse, le 31 décembre 2018, s’adresser aux Gabonaises et aux Gabonais pour ainsi sacrifier au traditionnel discours à la Nation.

Il aura fallu avoir la certitude que son  » frère  » va mieux pour que Mohammed VI valide le ticket de sortie d’Ali Bongo du territoire marocain pour un retour au Gabon. Une assistance sans faille fruit d’une forte amitié qui lie le roi Mohammed VI au Président gabonais Ali Bongo Ondimba, depuis de nombreuses années. Pour preuve, ce cliché datant du début des années 80 où l’on aperçoit le prince héritier d’alors, Mohammed VI, aux côtés du… futur Président gabonais qui se rendait, à l’époque, assez souvent, au Maroc.

Un souverain prêt à tout, même à intervenir militairement au Gabon pour empêcher un coup d’Etat, le 7 janvier 2019, contre Ali Bongo, alors en convalescence au Maroc. Quoique Rabat ait nié toute implication dans cette tentative de coup d’Etat.