Maroc-Espagne : la cellule terroriste démantelée opérait aussi au Mali

La nouvelle cellule terroriste dirigée par un extrémiste espagnol qui a été démantelée vendredi par les autorités marocaines, en coordination avec les services de sécurité espagnols, opérait aussi au Mali.

La nouvelle cellule terroriste dirigée par un extrémiste espagnol qui a été démantelée vendredi par les autorités marocaines, en coordination avec les services de sécurité espagnols, opérait aussi au Mali.

Cette cellule terroriste dirigée par un extrémiste espagnol qui activait dans les villes marocaine de Laroui (nord) et espagnole de Melilla (enclave au nord du Maroc) et Malaga comportait, selon le ministère marocain de l’Intérieur des Marocains. « Trois Marocains membres de cette cellule ont été arrêtés dans la ville de Laroui, en concomitance avec l’interpellation, par les services de sécurité espagnols, du cerveau de la cellule ainsi que de ses acolytes », indique l’autorité marocaine qui précise que « cette cellule, qui s’adonnait à la falsification de passeports, recrutait des volontaires pour aller combattre dans de nombreux foyers de tension ».

En effet, selon le ministère espagnol, il s’agit de la cellule la plus importante responsable de l’envoi de djihadistes en Syrie et dans d’autres zones de conflits. De leur côté, les autorités marocaines ont indiqué que le cerveau de cette cellule, qui entretenait de larges liens avec des extrémistes marocains et étrangers, avait résidé à Laroui «avant de s’installer à Melilla où il a réussi à envoyer un groupe de volontaires de différentes nationalités pour combattre au Mali, en Syrie et en Libye».

Selon le communiqué du ministère marocain, « le cerveau de la cellule se livrait également à la collecte de dons financiers conséquents qu’il acheminait aux organisations terroristes ». Il avait « tissé de solides relations avec des membres connus de la cellule démantelée en novembre 2012 et spécialisée dans le recrutement de combattants marocains pour le compte de l’organisation Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) dans le nord du Mali ».

Les autorités marocaines ont annoncé à plusieurs reprises le démantèlement de « cellules terroristes » au cours de l’année 2013 et au début de l’année 2014. Le 25 janvier dernier, elles avaient affirmé avoir démantelé une cellule djihadiste activant dans les villes de Nador, Tétouan, Al Hoceima, Taza, Fès et Marrakech et dont le chef qui avait servi au sein de l’armée espagnole était «doté d’une expérience de combat acquise au sein d’organisations terroristes liées à Al Qaïda en Afghanistan».