Maroc : ces milliers de migrants jetés à la frontière avec l’Algérie

Migrants au Maroc

Le Maroc est accusé d’avoir abandonné plusieurs milliers de migrants subsahariens dans des zones isolées à la frontière avec l’Algérie.

Amnesty International accuse le royaume du Maroc. Dans un rapport rendu public vendredi, l’organisme indique que quelque 5 000 personnes ont été arrêtées depuis le mois de juillet 2018. Ces migrants, précise Amnesty, ont été entassés dans des bus et abandonnés dans des zones isolées proches de la frontière avec l’Algérie.

Amnesty International, estimant que « les autorités marocaines doivent immédiatement mettre fin à ces arrestations discriminatoires et défendre les engagements positifs pris ces cinq dernières années concernant le respect des droits des migrants », accuse « le gouvernement multiplie les raids dans le nord du pays ».

L’organisme va plus loin, précisant que « depuis fin juillet, la police marocaine, ainsi que la gendarmerie royale et les forces auxiliaires, procèdent à des raids majeurs dans les quartiers de plusieurs villes où vivent les réfugiés et les migrants, d’une intensité particulière dans les provinces du nord du pays de Tanger, Nador et Tétouan, qui bordent la frontière espagnole ».