Marchés Tropicaux et Méditerranéens, le point sur la nouvelle formule

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Les fidèles lecteurs de Marchés Tropicaux et Méditerranéens (MTM) n’auront pas manqué de le remarquer. Le magazine a changé. Nouvelle société éditrice, nouvelle équipe, nouvelle périodicité. Mais le fond reste le même. A savoir : donner une analyse profonde et actualisée des marchés économiques africains.

C’est une des plus anciennes revues spécialisées sur l’Afrique. Fondée en 1945, Marchés Tropicaux et Méditerranéens (MTM) est réapparue dans le paysage médiatique il y a un peu plus d’un an avec une nouvelle société éditrice, une nouvelle rédaction, une nouvelle périodicité également. « La première version papier est parue en mars avec un changement de périodicité », indique Myrtille Delamarche, présidente de 3A Éditions et directrice de la publication de MTM. Hebdomadaire, MTM est passé mensuel avec une pagination plus importante afin de mettre l’accent sur des analyses de fond, des dossiers, des enquêtes de terrain. « MTM avait cessé de paraître au cours de l’été 2008. Des anciens membres de la rédaction ont depuis racheté le titre et l’ont relancé. « Nous sommes trois associés de 3A Éditions, la nouvelle société éditrice de MTM, tous trois membres de la rédaction de MTM, explique la directrice de la publication. Le titre a cessé de paraître quand l’actionnaire majoritaire a fait le choix de le relancer sous une autre forme qui ne présentait pas d’intérêt selon nous. » Ils décident alors de récupérer le titre. « Nous l’avons racheté avec nos fonds propres, nos indemnités de licenciement notamment, souligne Myrtille Delamarche. Parce que nous étions convaincus de sa place dans le marché de l’information économique africaine. » Résultat, le titre reparait en mars 2010. « On avait également accès à un certain nombre d’informations, nous avions déjà proposé en interne des solutions, on pense toujours que ce sont les bonnes. Ce qu’on a prouvé en le relançant. » Sous une autre forme mais avec le même fond. « C’est une revue mensuelle. La ligne éditoriale est la même : une veille économique sur l’Afrique, le climat des affaires, les opportunités d’investissement, l’actualité de différents secteurs, rappelle-t-elle. Les nouveautés : l’augmentation de la pagination, l’apparition d’un dossier systématique de 15 à 20 pages dans lequel on apporte une analyse approfondie d’un secteur dans un pays en particularité ou en Afrique en général. On a également rééquilibré la vieille sur l’économie africaine en faisant bien attention à sortir de la françafrique pour rendre compte des nouveaux acteurs sur le continent. Et pas seulement la Chine, il y a également l’Inde, le Brésil, la Turquie… Ensuite, pour tout ce qui est brève, news, actualités chaudes, elles sont passées sur le site internet (www.mtm-news.com). »

« Sortir de la françafrique pour rendre compte des nouveaux acteurs économiques sur le continent »

« Au bout d’un an et demi, le premier bilan c’est d’abord un pari réussit parce qu’on affiche une belle croissance, se réjouit Myrtille Delamarche. C’est une jeune société qui entre en phase de développement, nous avons encore plusieurs projets dans nos tiroirs. » Avec toujours le même leitmotiv : apporter un regard journalistique sur l’actualité économique du continent. « C’est un point très important : prouver que l’on peut encore faire du journalisme dans des formats assez longs, ce qui nécessite de l’analyse, en remontant les informations de nos correspondants, qui sont la valeur ajoutée de ce titre, son réseau de correspondants (une quarantaine à travers le monde), prendre du recul sur l’actualité. C’est fondamental pour un titre fondé par trois journalistes même si depuis les rôles ont un peu changé. Je pense que le milieu des décideurs économiques africains manque de ces qualités là. »

Désormais accessible uniquement par abonnement, MTM devrait retrouver sa place dans les kiosques africains prochainement. Le prochain numéro contiendra entre autres, un dossier spécial sur les matières premières, pas forcément les plus médiatisés, mais d’autres méconnues comme le phosphate ou la tanzanite, une pierre précieuse. « On essaie également d’aller chercher des informations dont les autres ne parlent pas. » C’est tout l’intérêt de MTM.