Manifestations en Egypte : un mort à Port Saïd

Des manifestations anti-gouvernementales à Port Saïd ont causé la mort d’une personne et l’incendie du commissariat de la ville.

La « désobéissance civile », lancée par des partis de l’opposition, suit sont cours dans le Canal de Suez. De vives tensions ont éclaté ce samedi à Port Saïd, au nord-est de l’Egypte. Près de 500 manifestants, hostiles au pouvoir, ont défilé dans cette commune du Canal de Suez où le président Mohamed Morsi a décrété, il y a plusieurs jours, l’état d’urgence.

Les contestataires ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur le commissariat de Port Saïd, provoquant ainsi un incendie. Un manifestant à trouvé la mort et des dizaines d’autres ont été blessés dans des heurts avec les forces de l’ordre.

Ces incidents interviennent au moment de l’arrivée au Caire du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, afin de discuter avec les responsables au pouvoir et les membres de l’opposition.

La grogne de Mansoura

La ville de Mansoura, dans le Delta du Nil, emboîte le pas à Port Saïd, Ismaïliya et Suez dans la campagne de « désobéissance civile ».

La nuit dernière, la ville a été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. La police a fait usage de bombes lacrymogènes pour arrêter les protestataires qui tentaient de prendre d’assaut le QG du gouvernorat. Une semaine plus tôt, un manifestant perdait également la vie à Mansoura, écrasé par une fourgonnette de la police selon la presse locale.

la campagne de « désobéissance civile » a été lancée le 26 janvier dernier après la condamnation à mort de 21 personnes pour leur implication dans des violences à la fin d’un match de football l’année dernière. Depuis son lancement, des dizaines de personnes ont perdu la vie et des centaines d’autres ont été blessées.

La crise en Egypte dure maintenant depuis plusieurs mois. La plus importante depuis l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans. En novembre et décembre 2012, Mohamed Morsi avait considérablement renforcé ses pouvoirs. L’Egypte s’était alors retrouvée paralysée suite aux manifestations et affrontements entre pro et anti-Morsi.