Manifestation du FNDD contre le coup d’Etat en Mauritanie

Le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), regroupant quatre partis politiques de la majorité sous le pouvoir renversé, a organisé vendredi en fin d’après-midi un rassemblement populaire pour condamner le coup d’Etat militaire du mercredi et exiger le retour à la légalité constitutionnelle.

Les partis de ce regroupement sont : Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD-ADHIL), l’Union des forces de progrès (UFP), l’Alliance populaire progressiste (APP) et TAWAS SOUl (mouvance islamiste modérée).

Abritée par le siège de l’APP, cette manifestation à réuni un impressionnant public au sein duquel on notait des membres du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, les présidents des partis politiques concernés, des députés, etc.

Un public nombreux massé dans les rues adjacentes, faute de place, a été chassé à coups de grenades lacrymogènes par des éléments de la police.

Arrivé aprés tous les autres, le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Belkheir, n’a pu accéder au lieu de la manifestation suite au positonnement d’un cordon de police.

Parlant au nom du Front, Khalil Ould Teyib, vice-président de l’Alliance populaire progressiste (APP) a vivement condamné le coup de force militaire contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdalahi.

Il a exigé le rétablissement du président de la République dans ses prérogatives légitimes, dénoncé les arrestations « arbitraires » de ses compagnons, et invité la junte au pouvoir à les libérer « immédiatement ».

Le rassemblement a également exprimé son opposition à la fermeture du siége du PNDD, réclamé sa réouverture et appelé à « un dialogue national entre tous les protagonistes de la crise politique et institutionnelle » qui prévaut dans le pays.

Le FNDD demande également à tous les pays frères et amis d’exiger le retour à la légalité constitutionnelle en Mauritanie.

Une junte militaire dénommée Haut Conseil d’Etat (HCE), dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef d’état-major particulier du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdalahi, rappelle-t-on, a renversé mercredi ce dernier, élu en mars 2007.