Mandela préside le Sommet de l’Elysée


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Le Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique s’est ouvert ce vendredi après-midi. Nelson Mandela, père de la Nation arc-en-ciel sud-africaine, décédé jeudi soir, à l’âge de 95 ans, était dans toutes les pensées. François Hollande et ses hôtes lui ont rendu un vif hommage.

C’est une pluie d’hommages qui a été rendue à Nelson Mandela, à l’ouverture du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce vendredi après-midi, à Paris. Une véritable ode à son combat pour la paix, liberté, et tolérance. Une minute de silence a été effectuée par tous les participants pour rendre hommage à celui que les Sud-Africains nomment affectueusement Madiba.

« C’est Mandela qui préside ce sommet, selon Hollande »

François Hollande a été le premier à prendre la parole pour saluer sa mémoire. Avant d’effectuer son discours d’ouverture, le Président français a en effet tenu à l’honorer. « Le monde est en deuil. Nelson Mandela nous a quitté hier. Il est déjà entré dans l’histoire de son vivant. Mort, il devient une conscience universelle », a-t-il déclaré. Selon lui, « Nelson Mandela était un exemple de résistance face à l’oppression, un exemple de liberté face à l’injustice, un exemple de dignité face à l’humiliation, un exemple de clairvoyance face à l’intolérance, un exemple de pardon face aux haines, un exemple de dignité face aux dérives du pouvoir, un exemple d’intelligence face aux épreuves ». Et s’il est devenu un héros planétaire, c’est « parce qu’il était profondément bon », a estimé le chef de l’Etat français. Selon lui, le destin a fait qu’il soit décédé à la veille de ce Sommet. Ce Sommet, il faut considérer que « c’est Mandela qui le préside ».

« Nous devons marcher sur le chemin qu’il a ouvert »

Même son de cloche pour la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Maite Nkoana-Mashabane, qui est montée sur la tribune pour prendre la parole après le Président français. « Mandela n’est plus là, mais ses idées vivent . Hier soir, lorsque nous avons appris la nouvelle de sa mort, nous nous sommes demandés si nous devions nous cacher sous nos matelas pour pleurer notre désespoir. Mais nous sommes tous tombés d’accord sur le fait que Nelson Mandela aurait aimé être célébré autrement ». Pour la chef de la diplomatie sud-africaine, la meilleure façon de lui rendre hommage, « c’est de marcher sur le chemin qu’il a ouvert pour nous », soulignant que l’Afrique « ne sera libre que lorsqu’elle sera libérée des guerres, du sous-développement et de la pauvreté. Nous devons œuvrer contre tous ces maux. Mandela a rendu notre tache plus légère ».

« Il est entré pour toujours dans l’histoire de l’humanité »

Un avis partagé par sa compatriote Nkosazana Dlamini-ZumaZuma, présidente de la commission de l’Union Africaine. « L’Afrique a perdu le plus grand fils qu’elle n’ait jamais eu. Le continent sud-africain a perdu son père fondateur. L’Afrique a perdu son plus grand combattant pour la liberté. Madiba était grand. Il nous a appris que tout être humain doit être respecté ». Il restera « l’étoile qui va nous guider et éclairer pour des générations et des générations encore », a assuré la dirigeante de l’Union Africaine. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a, lui, salué « sa compassion exceptionnelle qui a permis la réconciliation en Afrique du Sud ». José Manel Barroso, président de la Commission de l’Union Africaine a, de son côté, loué « son long combat et courage de tout instant pour la liberté ».

Pour le président du Conseil européen, Herman Van RomPuy « c’est toute l’humanité qui est en deuil . L’Afrique a perdu son plus grand fils. Avant Mandela, il y avait une Afrique et après le Président Mandela il aura une autre Afrique. Il nous a quitté pour toujours, mais il est entré pour toujours dans l’histoire de l’humanité ».

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