Mali : Soumaïla Cissé libéré

Soumaïla Cissé

L’ancien chef de l’opposition au Mali, Soumaïla Cissé, enlevé en mars dernier, en pleine campagne électorale, a été libéré. Un autre otage de taille a été libéré. Il s’agit de la Française Sophie Pétronin. « Un soulagement », a dit le Président français, Emmanuel Macron.

L’ex-chef de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, ainsi que le dernier otage français dans le monde, Sophie Pétronin, ont été libérés, ce jeudi 8 octobre 2020. C’est ce qu’a annoncé, ce jeudi, la Présidence malienne, sans donner de détails sur leur libération.

Ancien chef de l’opposition parlementaire et deuxième à trois reprises de l’élection présidentielle, Soumaïla Cissé avait été kidnappé le 25 mars, alors qu’il était en campagne pour les Législatives dans son fief électoral de Niafounké, dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali.

L’on sait toutefois que ces libérations interviennent après celle de plus d’une centaine de prisonniers « djihadistes », le week-end dernier, sur le territoire malien. Dans tous les cas, la présidence de la République malienne confirme la libération de Soumaila Cisse et Sophie Petronin, qui « sont en route pour Bamako ».

Dans un communiqué, le président de la République française, Eammanuel Macron, qui, selon France 24, s’est dit soulagé après la libération de Sophie Pétronin, « salue également la libération à cette même occasion de Monsieur Soumaïla Cissé, responsable politique malien enlevé il y a six mois ».

« Retenue en otage depuis près de 4 ans au Mali, sa libération est un immense soulagement. À sa famille, à ses proches, j’adresse un message de sympathie. Aux autorités maliennes, merci. Le combat contre le terrorisme au Sahel se poursuit », a dit Emmanuel Macron, parlant de Sophie Pétronin.

« Le président de la République remercie tout particulièrement les autorités maliennes pour cette libération. Il les assure de l’entière volonté de la France de soutenir le Mali dans la lutte qu’il mène avec persévérance contre le terrorisme au Sahel », a poursuivi l’Elysée, dans son communiqué.