Mali : sortie de crise à la chambre du commerce et d’industrie

La chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM) a une nouvelle équipe dirigeante. Après plusieurs semaines d’agitation et de polémique pour maintenir ou non l’ancienne équipe dirigée par l’homme d’affaires Jeamille Bittar, le gouvernement de transition a mis en place un collège transitoire. Cet organe devra diriger l’institution jusqu’aux élections devant mettre en place l’assemblée consulaire.

La crise politico-militaire que traverse le Mali a de multiples conséquences sur la bonne marche de nombreuses institutions du pays. En effet, en raison de cette situation d’exception, la chambre de commerce et d’industrie du Mali n’a pas pu organiser une nouvelle élection dans les délais statutaires pour renouveler le bureau sortant dont le mandat a pris fin depuis juillet dernier. Ce qui a entrainé du coup de nombreuses polémiques et agitations au sein de cette institution consulaire. Pour mettre fin à cette situation et assurer la continuité de la présidence de la CCIM le ministre malien du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim Konaté a désigné un président du collège transitoire.

Mamadou Konaté à la direction

Dirigé par Mamadou Konaté, le nouveau bureau de treize membres est composé de certains membres du sortant et d’autres de la tendance d’Ousmane Djittèye, adversaire de Bittar en 2006. La nouvelle équipe aura pour tâche d’assurer la gestion des affaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali jusqu’à l’élection et l’installation de la nouvelle Assemblée consulaire.

Cela en dirigeant les actions de la CCIM conformément aux directives et orientations de l’autorité de tutelle. A cela s’ajoutent la préparation des projets de budget à soumettre à l’autorité de tutelle pour approbation et de tenir les comptes de la chambre conformément aux textes en vigueur. Pour ce faire, le Collège transitoire va élaborer son règlement intérieur déterminant ses modalités de fonctionnement. Afin de mieux coordonner ses actions, il doit également mettre en place un bureau transitoire de six membres au niveau de chaque région.