Mali : second tour des Législatives dans une ambiance de pandémie de Covid-19

Malgré les défis majeurs, notamment la propagation continue du Coronavirus et aux problèmes sécuritaires liés au djihadisme qui sévit dans le Sahel, le second tour des élections législatives se déroule au Mali, ce dimanche 19 avril 2020. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8 heures, pour une clôture prévue à 18 heures GMT, alors que les résultats sont attendus la semaine prochaine.

Ce samedi 18 avril 2020, le Mali enregistre 26 nouveaux cas, portant le nombre de cas confirmés de Covid-19 à 216 dont 13 décès et 41 guéris alors qu’à ce jour 1 533 cas contacts sont en cours d’investigation. C’est dans ce contexte de pandémie et de progression du Coronavirus que se tient, ce dimanche 19 avril 2020, le second tour des élections législatives. L’objectif est d’élire 125 députés à l’Assemblée nationale sur les 147 que compte la législature, 22 ayant déjà été choisis au premier tour dans 11 circonscriptions électorales, et qui s’est déroulé le dimanche 29 mars dernier.

Selon différents médias, les 7,6 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes le matin et le vote a effectivement démarré à l’heure, même dans les régions éloignées. Les opérations de vote vont se dérouler durant toute la journée, pour s’achever à 18 heures, alors que les résultats devraient être proclamés la semaine prochaine. Ainsi le scrutin législatif a été maintenu au Mali, malgré la menace que constitue la propagation continue du Coronavirus dans le pays. Mais devant une telle situation, des dispositions particulières ont été prises au niveau des centres et des bureaux de vote, pour amoindrir au maximum les risques de contamination.

Dans le même temps, le Mali est aussi confronté à des problèmes sécuritaires, liés à la persistance des attaques meurtrières attribuées à des groupes djihadistes opérant dans la zone du Sahel. Il s’y ajoute que ces consultations électorales se tiennent sans le principal opposant politique, Soumaïla Cissé, ancien candidat à l’élection présidentielle et dirigeant du parti Union pour la République et la Démocratie (URD). Il a été enlevé à quelques jours seulement de la tenue du premier tour, alors qu’il battait campagne à l’intérieur du pays. Depuis, il est entre les mains de ses ravisseurs, même si ses collaborateurs, qui avaient subi ce sort en même temps que lui, ont été libérés.