Mali : Paris et Washington exigent la libération des otages

Paris tout comme Washington ont réclamé ce lundi la « libération immédiate » des otages détenus par des groupes armés au siège du gouvernorat de Kidal, après les violences samedi qui ont fait au moins 36 morts.

La France et les Etats-Unis ont réclamé ce lundi « la libération immédiate » des 30 fonctionnaires détenus par des groupes armés au siège du gouvernorat de Kidal, fief historique des rebelles touaregs. Paris et Washington ont également condamné condamnant les « violences inacceptables » qui ont fait pas moins de 36 morts samedi, dans cette ville du nord du Mali, où se sont affrontés rebelles touareg et armée malienne.

Le Président français a de son côté appelé à la « libération immédiate et sans condition du gouvernorat de Kidal et des otages qui y sont détenus », lors d’un entretien téléphonique avec son homologue malien Ibrahim Boubakar Keïta, selon un communiqué de l’Elysée. « Nous appelons à la libération immédiate de tous les otages, et nous exhortons toutes les parties en présence à s’abstenir de violence et de tout acte mettant en péril des civils», a de son côté déclaré la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki dans un communiqué.

Ces affrontements sanglants entre rebelles touaregs, groupes armés et soldats maliens à la suite de la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal font craindre le pire. Les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad composés en partie de Touaregs ont annoncé avoir repris le contrôle de la localité. Pris de court et dépassé par les évènement Bamako tentent de reprendre le contrôle de la ville. Des renforts militaires ont été envoyés. Mais pas sûr que cela suffise à enrayer la bombe à retardement qu’est Kidal. Les négociations qui étaient en cours entre Bamako et les rebelles touaregs sont désormais au point mort.