Mali : les groupes rebelles du nord prêts à négocier avec Bamako

Le Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ont signé en Algérie la « Déclaration d’Alger » qui ouvrent la porte à des négociations avec Bamako. Ces trois principaux mouvements armés au nord du Mali tentent d’apparaître comme les interlocuteurs exclusifs du gouvernement malien.

Trois principaux mouvements rebelles étaient en Algérie pour signer la « Déclaration d’Alger » qui les engagent à débuter les négociations avec le gouvernement malien. Le Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) préparent les discussions à venir et veulent être les seuls représentants rebelles à la table des négociations.

« Un dialogue inclusif intermalien »

En présence du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, ils s’engagent à « œuvrer à la consolidation de la dynamique d’apaisement en cours » et à participer à « un dialogue inclusif intermalien », selon El Watan. Les principaux représentants de ces trois mouvements, Billal Ag Cherif pour le MNLA, Al Abbas Ag Ntella pour le HCUA et Mohamed Lamine Ould Sidati pour le MAA, ont signé un document qui n’a pas été rendu public.

Ces prémices des négociations à venir font suite à la signature d’un accord de cessez-le-feu, le 23 mai dernier, entre le MNLA, le HCUA et le MAA d’un côté et le pouvoir malien de l’autre, sous l’égide de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Des négociations périlleuses

Des divergences persistent sur le fond et risquent de compliquer les discussions, notamment au sujet du statut de l’Azawad. Le MAA et le MNLA ont rappelé qu’ils revendiquaient toujours une autonomie de cette région du nord du pays par rapport au gouvernement central, condition sine qua none à la réussite de ces pourparlers. La souveraineté territoriale du Mali semble en revanche non-négociable pour les autorités de Bamako.

Le MNLA, le HCUA et le MAA ont lancé un ultimatum de 30 jours aux mouvements rebelles concurrents, ce mardi, au delà duquel ils devront rallier un de ces trois groupes qui entendent être les seuls à la table des négociations. La Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA), dirigée par un ancien membre du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ainsi que les mouvements d’autodéfense sédentaires se considèrent comme des acteurs indispensables au processus de paix. Les négociations risquent de durer dans le temps.