Mali : le premier tour des législatives n’a pas mobilisé

Le premier tour des élections législatives du Mali, dimanche, a été marqué par une faible participation. L’Alliance pour la démocratie et le progrès, qui soutient le président Amadou Toumani Touré, devrait rester fortement représentée à l’Assemblée nationale.

Le président malien voulait « un taux de participation honorable » pour le premier tour des élections législatives de dimanche. Sans doute Amadou Toumani Touré, qui a glissé son bulletin dans l’urne avant midi à Bamako, a-t-il été déçu. Selon les premiers échos, le vote s’est déroulé dans le calme, mais pas en masse. Comme pendant la présidentielle d’avril dernier : « ATT » a été élu avec 71% des suffrages, mais seuls quelque 36% des 6,2 millions d’électeurs s’étaient déplacés pour ce scrutin.

Le chef de l’Etat a déclaré que ce manque de motivation est peut-être la cause d’une faille dans le système. « Au Mali, l’inscription sur les listes [électorales] est obligatoire mais [le vote] ne l’est pas. Si on revoyait un autre système, nous aurions un taux de participation plus élevé », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Après ces élections, il faut que nous réfléchissions et que nous ayons le courage d’avoir une lecture claire de nos textes et essayer de voir les faiblesses à corriger. D’autre part, il faut que les candidats sachent susciter l’intérêt du vote vis-à-vis des électeurs ».

L’Alliance pour la démocratie et le progrès favorite

Mille cinq cents candidats sont en lice pour renouveler les 147 sièges de l’Assemblée nationale. Parmi eux, le chanteur Salif Keita, candidat à Kati (15 km de Bamako) d’une formation de la mouvance présidentielle. Il entend ainsi « participer à l’amélioration des conditions de vie des populations ». L’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), la coalition de partis et d’organisations qui soutient « ATT », part favorite. Dans l’assemblée sortante, elle possède 97 des 147 sièges, contre 50 pour l’opposition regroupée au sein du Front pour la démocratie et la république. Une donne qui devrait plus ou moins rester la même.

Le premier tour était contrôlé par 900 observateurs, dont 200 internationaux. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs à part un retard de l’ouverture dans les bureaux de vote de Bamako. Les bureaux ont par ailleurs fermé à 18h, sauf dans la région de Ségou (Nord) où de fortes pluies ont retardé de quatre heures la clôture. Des résultats significatifs devraient tomber ce lundi ou mardi. Le second tour du scrutin est prévu le 22 juillet.