Mali : le PARENA prône le dialogue pour résoudre la crise du Nord

« Le dialogue doit demeurer la seule voie de résolution » de la crise du Nord du mali, a indiqué jeudi, dans un communiqué parvenu à la PANA, le Parti pour la Renaissance nationale (PARENA), membre de l’opposition.

Dans cette déclaration, le parti de Tiébilé Dramé, redit sa conviction que « la résolution de la crise du Nord sur des bases démocratiques et durables nécessite une attention de tous les instants, un suivi régulier et rigoureux à la différence du tâtonnement et du manque de rigueur qui caractérisent l’action du Gouvernement au Nord ».

Selon ce parti, c’est par les radios étrangères que les Maliens ont appris les incidents armés survenus les 26 et 27 août 2007 au Nord- est du pays, respectivement dans les secteurs de Tedjeret et Beibara.

Le PARENA estime que le Gouvernement et l’ORTM (Office national de la radio télévision malienne) devraient informer les Maliens à temps des événements qui les concernent au premier chef. Pour avoir soutenu l’Accord d’Alger, il exprime sa vive inquiétude devant la multiplication des incidents armés au Nord du Mali depuis le mois de mai 2007 (l’attaque contre le poste de Tinzawattène- Mali).

Une mise en garde contre l’immobilisme

On rappelle que dimanche après-midi à Tidjeret, dans la nord du Mali, des agents du ministère de l’Agriculture et les militaires qui les escortaient ont été enlevés par un groupe armée non encore identifié. L’armée a réussi à libérer neuf d’entre eux mercredi.

Le PAREAN attire à nouveau l’attention du peuple malien sur les dangers que l’immobilisme fait courir au pays. « Or, cet immobilisme s’est aggravé depuis l’élection présidentielle d’avril 2007, une élection marquée par une fraude d’Etat indescriptible ». Quatre mois après cette élection, le Mali, écrit toujours le PARENA, s’est installé dans une « léthargie et un état d’apesanteur sans précédent ».

Pour une solution démocratique et durable de la crise du Nord, le PARENA rappelle certaines de ses propositions : notamment la mise en place auprès du président de la République d’une cellule stratégique composée de professionnels. Elle sera chargée de veiller à l’unité et l’intégration nationales. Il demande aussi la création d’un grand ministère chargé du développement des régions sahéliennes et sahariennes et la concertation sans exclusive avec tous les voisins et tous les pays frères concernés par la question du Nord. « L’apaisement, la paix, la stabilité et le développement sont à ce prix », conclut le communiqué.

En image : Tiebélé Dramé, président du PARENA