Mali : le capitaine Sanogo soutient Dioncounda Traoré


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Le capitaine Amadou Sanogo sort de son Silence. L’ancien chef de la junte militaire qui a renversé le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars dernier, s’est exprimé sur les antennes de la télévision nationale. Cela pour apporter son soutien aux autorités de la transition notamment au président Dioncounda Traoré, qui a sollicité la semaine dernière l’aide de la Cedeao afin de reconquérir les régions administratives occupées du Nord-Mali.

(De notre correspondant)

Le président de transition Dioncounda Traoré et le capitaine Sanogo accordent-ils leurs violons ? L’ancien chef de la junte militaire qui a renversé le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars dernier, s’est exprimé sur les antennes de la télévision nationale. Ce dernier a tenu à soutenir les autorités de la transition, notamment le président Dioncounda Traoré, qui a sollicité la semaine dernière l’aide de la Cedeao afin de reconquérir les régions administratives occupées du Nord-Mali.

« Le président Dioncounda, le premier ministre Cheick Modibo Diarra et moi, nous nous consultons régulièrement et nous échangeons sur les grandes questions de la nation. Il n’y a aucun
problème dans les casernes. La priorité aujourd’hui de l’armée est la reconquête du Nord. Cela avec l’appui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Tout va bien à Kati. Les forces de sécurité maliennes sont plus que jamais comme un seul homme. Nous n’avons qu’une seule priorité : l’équipement, la formation, pour être une armée capable de sauvegarder l’intégrité territoriale ».

Par ces mots, le capitaine Sanogo coupe court à toutes les rumeurs. Pour lui , l’armée malienne est en phase avec la décision du président Dioncounda de solliciter l’appui militaire de la Cedeao. L’organisation sous régionale doit selon le capitaine Sanogo aider les forces armées et de sécurité au Mali dans l’accomplissement de cette mission. Cela avec des matériels techniques, à savoir des appareils de déminage et d’autres outils de spécialistes. « Ce sont les services techniques maliens, au niveau des forces armées et de sécurité qui vont travailler de concert avec les autres acteurs extérieurs concernés pour aider nos forces dans l’accomplissement de leur mission régalienne », précise l’ancien chef de la junte militaire. A l’entendre, il n’a été en aucun moment question de troupes pour sécuriser les institutions de la République du Mali.

Cette déclaration intervient à un moment où l’armée malienne est sous les feux des critiques. Les soldats maliens sont accusés d’avoir assassiné 16 islamistes de la secte Dawa, dont 8 Mauritaniens dans la localité de Diabali. Une situation qui a provoqué de vives protestations de Nouakchott, qui réclame une enquête indépendante.

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