Mali : la justice peine à reconnaître les terroristes

Voulant traduire en justice tout terroriste reconnu comme tel, la justice malienne fait face à un problème de taille : leur identification. Et effectivement, l’identification des chefs djihadistes, rebelles touareg et des narcotrafiquants entre autres n’est pas aussi simple à cause de leurs alias et de leurs noms de guerre.

Ces personnes recherchées, qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois, donnent du fil à retordre à la justice malienne, rapporte Lexpress.fr. Des dizaines de nouveaux mandats d’arrêt internationaux contre des chefs djihadistes, rebelles touareg et narcotrafiquants vont être lancés.

Malgré cette nouvelle démarche, le Mali et sa justice ne peuvent formellement identifier certains criminels dont la tête est mise à prix. Disposant d’une liste de 200 noms dont plusieurs peuvent désigner une seule et même personne, la reconnaissance des combattants d’Aqmi et du Mujao relève du véritable casse-tête puisqu’ils sont connus sous leurs noms de guerre tels qu’Abbou Sayyaf ou Abou Dardar.

Et pour davantage troubler les pistes qui pourraient remonter jusqu’à eux et les identifier, les combattants armés ont pensé à détruire les registres d’état civil dans les villes occupées. Ce qui ne permet que difficilement l’obtention des renseignements nominatifs devant figurer sur le mandat d’arrêt international comme sur la notice rouge d’Interpol. En clair, l’identité des groupes terroristes qui agissent encore dans le nord du pays reste aujourd’hui méconnue.