Mali : Kati et Bamako protestent contre l’arrestation du général Sanogo

Le Collectif des patriotes (COPA), mouvement qui soutient le général putschiste Amadou Haya Sanogo au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, a décidé battre le macadam dimanche prochain.

Le Collectif des patriotes (COPA), mouvement qui soutient le général putschiste Amadou Haya Sanogo au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, entend battre le macadam dimanche prochain. Ce jeudi, Makan Koné, président du COPA, a confirmé cette information, rapporte Malijet.

« Face à l’arrestation arbitraire du général Sanogo, nous avons décidé de marcher. Cette marche aura lieu même si Sanogo venait à être relâché d’ici là », a confié Makan Koné à Malijet qui confirme cette marche qui, dit-il, prendra le départ devant la mairie du district de Bamako pour s’achever devant le monument de l’indépendance. « Tous ceux qui pensent que le général Sanogo ne méritent pas ce sort, doivent se joindre à nous pour lui manifester notre soutien », ajoute Makan Konaté.

Le COPA regroupe une poignée de jeunes dont les femmes et les jeunes du camp militaire de Kati. Ce jeudi matin, les jeunes, environs 300, de la ville garnison de Kati ont battu le pavé pour réclamer la libération immédiate et sans condition du général Sanogo. Ils ont dénoncé cette « justice à double vitesse » qui consiste à « s’acharner » sur un Sanogo qui a toujours « prouvé qu’il aime ce pays » et à « traîner les pieds dans la traque des grands criminels du Nord qui ont eu à égorger des centaines de soldats maliens à Aguel Hoc, Tessalit et Ménaka ». Au cours de leur marche, les protestants ont scandé des propos hostiles au régime d’IBK qui a « osé lever les mandats d’arrêt lancés contre les bandits armés » et qui est allé jusqu’à « libérer des criminels qui étaient en prison à Bamako ».

Le général Amadou Sanogo, auteur du putsch qui a destitué l’ex-Président malien Amadou Toumaani Touré, a été inculpé, ce mercredi 27 novembre à Bamako, pour meurtres et assassinats. Un mandat de dépôt lui a été délivré par le juge d’instruction Yaya Karembe, qui avait ordonné son interpellation.