Mali : enlèvement de 22 ex-combattants

Au Mali, les djihadistes continuent de sévir. Dernier incident à signaler, l’enlèvement de 22 ex-combattants appartenant au MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination). Les détails.

Montés à bord d’un autocar en compagnie d’autres passagers, les hommes enlevés étaient composés d’ex-rebelles touaregs et d’anciens éléments acquis à la cause du gouvernement. Ils se rendaient à Gao quand ils ont été interceptés entre les localités de Douentza et Hombori. Située au centre du pays, la zone en question connaît d’importantes activités djihadistes. Seuls les ex-combattants ont été enlevés. Les autres passagers, pour leur part, ont été laissés sur place.

Une étrange coïncidence

L’enlèvement n’a toujours pas été revendiqué. Mais comme par hasard, il a eu lieu un jour après qu’une mine de type artisanal ait explosée à proximité de Douentza suite au passage d’un car appartenant à la même compagnie. Bilan, 15 morts.

La Sonef (la compagnie de transport en question), par la voix d’un de ses responsables, a confirmé l’information, précisant qu’elle avait pris la décision de « suspendre le transport sur le trajet Bamako-Gao-Bamako en raison de l’insécurité »

Une entrave au processus de paix

Les responsables de la coordination des mouvements de l’Azawad (ex rebelles Touaregs) ainsi que ceux de la « Plateforme » (groupes favorables au gouvernement) interrogés par l’AFP ont affirmé être informés dudit enlèvement, précisant néanmoins que deux de leurs camarades avaient pu s’échapper. Vendredi, personne n’avait encore de nouvelles des ex-combattants enlevés.

Rappelons que le MOC a pour objectif de favoriser le rapprochement entre l’armée malienne et les groupes armés. Tout porte donc à croire que les responsables de l’enlèvement veulent « empêcher la réussite du processus de paix »,a souligné un responsable de la plateforme.